🔻 La Nouvelle-Guinée possède la flore la plus riche de la planète

Photo d'illustration © 3Dinaani de Pixabay

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Avec 13 634 espèces de plantes et un taux d’endémisme de 68%, la Nouvelle-Guinée est l’île possédant la flore la plus diversifiée au monde.

Une nouvelle étude visant à cataloguer les espèces végétales de Nouvelle-Guinée et publiée le 5 août 2020 dans la revue Nature affirme qu’il s’agit de l’île la plus diversifiée botaniquement sur Terre. Les auteurs ont dressé une liste de 13 634 espèces de plantes sur l’île, soit près de 2 000 de plus qu’à Madagascar, l’île ayant la deuxième plus grande diversité végétale de la planète. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

Par ailleurs, la Nouvelle-Guinée est un creuset inégalé d’endémisme botanique : 68% des plantes de l’île ne se trouvent nulle part ailleurs. Les scientifiques pensent que cela est dû à la géographie complexe de l’île, qui alterne sommets recouverts de glaciers, îles, mangroves, jungles de basses terres, forêts tropicales de montagne et prairies. Une diversité d’habitats qui, de plus, a été enrichie par une petite partie de la flore de l’Asie du Sud-Est, de l’Australie et des îles mélanésiennes du Pacifique au fur et à mesure des millénaires.

Mais les niveaux de diversité et d’endémisme font que, dans certains cas, certaines espèces de plantes n’existent que dans de petites zones géographiques. Tiberius Jimbo, co-auteur de l’étude et biologiste des plantes à l’Institut de recherche forestière de Papouasie-Nouvelle-Guinée, a ainsi identifié plus de 1 000 espèces végétales endémiques à la Papouasie-Nouvelle-Guinée qui remplissent les conditions pour figurer sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. La rareté et la distribution limitée de ces espèces laissent entrevoir la possibilité qu’elles puissent être anéanties par les activités humaines.

En effet, les auteurs soulignent que cette splendeur floristique est confrontée à une multitude de menaces. L’essor de l’exploitation forestière et minière et des plantations de palmiers à huile, ainsi que les plans d’un vaste réseau routier pour relier les communautés éloignées aux marchés et aux villes, ont mis en danger la diversité floristique de Nouvelle Guinée. Le rythme de la disparition des forêts sur l’île s’est accéléré ces dernières années : Plus de 11 500 kilomètres carrés de forêt primaire se sont évaporés rien qu’entre 2002 et 2019, selon les données de l’Université du Maryland et de l’Institut des ressources mondiales. Malgré tout, cette étude prouve qu’elle demeure l’un des lieux les plus biodivers du monde.

L’étude

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