Vers une autre hécatombe hivernale de dauphins ? (1 mn)

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L’Etat a mis en consultation publique un projet d’arrêté autorisant la pêche au chalut pélagique dans le Golfe de Gascogne, que l’ONG FNE condamne en raison de la mortalité qu’elle provoque chez les dauphins.

Depuis plusieurs années, chaque hiver, plusieurs centaines de dauphins s’échouent sur les côtes Atlantiques françaises. Les chalutiers et les bateaux de pêche aux filets maillants seraient responsables de l’hécatombe: ils capturent accidentellement des dauphins (notamment des dauphins communs), qui sont par la suite rejetés en mer, morts ou blessés. Selon l’Observatoire Pélagis, environ 10% des dauphins capturés par des engins de pêche et rejetés finissent par s’échouer sur les plages, les 90 % restant coulant simplement au fond de l’océan. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

En 2018-2019, ce sont 1 233 dauphins qui ont été retrouvés morts sur les côtes françaises. « Ainsi, la mortalité réelle pourrait s’élever à plus de 10 000 dauphins noyés, rien que pour l’hiver dernier« , affirme France Nature Environnement (FNE) dans un communiqué. L’association, ainsi que 25 autres ONG européennes, avaient porté plainte en juillet dernier contre la France et les autres Etats européens n’ayant pas pris les mesures nécessaires pour protéger ces cétacés, notamment dans le Golfe de Gascogne. « Malgré cela, l’État vient de mettre en consultation un projet d’arrêté pour ouvrir une nouvelle fois, entre le 1er décembre 2019 et le 31 janvier 2020, la pêche au chalut pélagique dans le Plateau de Rochebonne, un haut plafond du Golfe de Gascogne placé en zone Natura 2000, regrette FNE. Si cet arrêté est pris, c’est une nouvelle autorisation pour la capture de milliers de dauphins, une nouvelle autorisation également pour vider les ressources en poissons qui sont en pleine période de reproduction. »

L’ONG rappelle par ailleurs que le Plateau de Rochebonne est un espace protégé par la loi, dédié notamment à la protection des cétacés. Elle encourage ainsi à participer à la consultation publique pour « demandez l’interdiction de cette mortifère autorisation de pêche. »

La consultation publique

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