L’Etat en veut au grand cormoran (1 mn)

Photo © Lajos Moricz from Pixabay

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L’Etat soumet à consultation un projet de quota de prélèvement de 150 000 grands cormorans sur trois ans, au grand dam de la LPO.

Un projet d’arrêté du Ministère de la Transition écologique et solidaire fixant les quotas départementaux dans les limites desquelles des dérogations aux interdictions
de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant les grands cormorans pour la période 2019-2022 est en consultation publique jusqu’au 31 juillet 2019. Il propose que 50 000 grand cormoran, une espèce protégée au niveau national et européen, puissent être tirés chaque année en France dans cette période de trois ans, soit un total de 150 000 oiseaux, afin d’enrayer leur prédation sur les poissons d’élevages et ceux des cours d’eau naturels. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

« S’agissant des piscicultures, la revendication de pouvoir protéger son activité est légitime dès lors que les dégâts sont importants et que les alternatives aux tirs ont été mises en œuvre sans succès ou s’avèrent impossibles à réaliser« , a réagi la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) dans un communiqué. « Pour les eaux libres en revanche, le tir n’apparaît pas justifié car aucune étude ne prouve que la prédation du grand cormoran menace la conservation des poissons patrimoniaux protégés. » Le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) avait rendu un avis négatif sur ce projet d’arrêté le 19 juin dernier, invoquant notamment qu’il « n’est pas démontré que les tirs entraînent une baisse de la prédation notamment en eaux libres sur les espèces de poissons menacées« . De son côté, la LPO avance que « le quota de 150 000 oiseaux à tuer sur 3 ans est disproportionné et représente la moitié de la population hivernante en France« , et que « les menaces pesant sur les poissons protégés reposent principalement sur d’autres facteurs tels que la qualité de l’eau, la présence de barrages voire la prédation par des espèces exotiques comme le Silure. »

Participer à la consultation publique

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