Poutine hébergé au Parc des félins (2 mn 30)

Photo © Kurt Cotoaga on Unsplash

1554
⏱ Lecture 2 mn.

Le lionceau « Poutine », âgé de deux mois, a été saisi, en état de déshydratation, par la police parisienne dans une Lamborghini qui remontait les Champs-Elysées. A Arras, près de 300 individus d’espèces protégées ont été saisis sur une foire.

Quelque 311 spécimens d’animaux issus d’espèces protégées ont été saisis par les douanes près d’Arras (Pas-de-Calais) lors d’une opération de police de l’environnement, à l’occasion du salon « Reptile Day », une opération « de grande ampleur » menée par les agents douaniers de Saint-Omer et d’Arras, des policiers et des membres de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont annoncé les ministres de la Transition écologique et solidaire François de Rugy et des Comptes publics, Gérald Darmanin, dans un communiqué commun. L’opération« a permis de constater de nombreuses infractions et la saisie d’espèces protégées détenues de manière illégale ».Parmi ces animaux – issus de 40 espèces différentes – figuraient 54 caméléons ainsi que des serpents, des tortues aquatiques, des lézards, des geckos, des amphibiens et des araignées. Six exposants inscrits au salon, de nationalités hongroise, néerlandaise et belge, seront renvoyés devant le tribunal correctionnel, a indiqué à l’AFP le parquet d’Arras. Ils encourent des peines d’emprisonnement et des amendes, outre la confiscation des animaux. Par ailleurs, deux personnes de nationalités britannique et belge ont été sanctionnées par « de lourdes amendes » pour la détention sans justificatif de caméléons, en marge de l’exposition, selon le service des douanes. Ratifiée en France en 1978 et en vigueur dans plus de 180 pays, la convention de Washington interdit ou impose des restrictions au commerce international des espèces animales ou végétales menacées d’extinction.

En Colombie, c’est un chargement de 216 grenouilles vénéneuses en danger d’extinction, d’une valeur marchande estimée à plus de 380.000 dollars, qui a été saisi par les autorités à l’aéroport international de Bogota en Colombie alors qu’elles allaient être expédiées en Allemagne. Ces grenouilles étaient dissimulées dans « 194 paquets de pellicules photographiques » que leurs trafiquants avaient abandonnés dans des toilettes de l’aéroport El Dorado pour échapper à la police, a indiqué mercredi le secrétariat à l’environnement de la mairie de Bogota.« Il s’agit de la plus importante saisie d’amphibiens confisqués à des trafiquants de faune sauvage à Bogota », a-t-il précisé dans un communiqué. Les paquets contenaient trois espèces de grenouilles endémiques de la côte Pacifique colombienne, toutes menacées: 153 Oophaga histrionica (grenouille arlequin), 50 Oophaga lehmani (grenouille vénéneuse de Lehmann) et 13 Oophaga sylvatica (grenouille kiki). Selon les premiers éléments de l’enquête de la police, les animaux avaient été transportés par la route depuis la ville de Cali (ouest) jusqu’à Bogota, d’où ils allaient être expédiés en Allemagne pour être vendus illégalement ou pour récupérer leur venin mortel. « Chaque individu est estimé à environ 2.000 dollars sur le marché illégal, donc la totalité aurait une valeur de plus de 1,2 milliard de pesos (près de 382.000 dollars) », selon le communiqué. En Colombie, deuxième pays le plus biodiversifié de la planète après le Brésil, le trafic d’espèces sauvages est considéré comme un crime environnemental, puni d’amendes pouvant atteindre un million de dollars. De nombreux trafiquants locaux et étrangers se rendent dans le département du Choco, frontalier du Panama sur la côte Pacifique, pour capturer ces grenouilles. Certains sont tués par leur venin, utilisé par les indigènes pour chasser, d’autres se perdent dans la jungle ou tombent aux mains de narcotrafiquants ou de guérilleros.