Grande Bretagne : les lâchers de faisans par les chasseurs sont illégaux (1 mn)

Photo © Jan Temmel de Pixabay

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Suite à une action judiciaire de l’ONG Wild Justice, le gouvernement britannique va remettre en cause le lâcher annuel de 50 millions d’oiseaux « gibiers », révèle le quotidien The Guardian.

« Pour réintroduire une demi-douzaine de pygargues à queue blanche indigènes sur l’île de Wight, nous avons dû remplir des montagnes de paperasse. Pour jeter quelques milliers de faisans non indigènes, il n’y a pas de paperasse à remplir. En fait, jeter 47 millions de faisans ne nécessite aucune paperasse. Pas besoin d’être écologiste pour penser que c’est peut-être un peu bizarre » : c’est Mark Avery, de l’association britannique Wild Justice, qui soulève cette incongruité. Les lâchers de faisans et de perdrix à pattes rouges par les chasseurs sont passés en quelques années de 4 millions à près de 50 millions par an. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

Or ces oiseaux introduits dans la nature juste pour être abattus par les chasseurs ont évidemment un impact sut les écosystèmes : les faisans et les perdrix peuvent s’attaquer aux reptiles et aux amphibiens indigènes, tandis que des preuves scientifiques récentes ont montré un lien entre le gibier à plumes et un plus grand nombre de renards et de prédateurs aviaires comme les corbeaux, qui à leur tour s’attaquent à des espèces rares comme le courlis. La réglementation européenne requiert que de telles opérations de lâchers soient précédées d’études d’impact, ce dont les chasseurs britanniques se sont affranchis.  Les militants de Wild Justice ont donc annoncé une action en justice pour faire respecter la réglementation, ce qui a conduit le ministère de l’environnement a annoncer des mesures d’évaluation, et vraisemblablement des restrictions de ces lâchers à l’avenir.

En théorie, la réglementation européenne issue de la directive Habitats devrait continuer à s’appliquer en Grande-Bretagne après le Brexit, tans qu’une autre réglementation ne l’aura pas remplacée.

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