Australie : 28 cétacés retrouvés morts sur une plage du sud-est (2 mn)

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Vingt-huit cétacés ont été retrouvés morts sur une plage de l’extrême sud-est de l’Australie, ont annoncé mercredi les autorités, quelques jours après un échouement encore plus massif, et également inexpliqué, en Nouvelle-Zélande.

Le pilote d’un avion privé survolant le Parc national de Croajingolong, dans l’Etat de Victoria, a dénombré mardi après-midi échoués sur une plage 27 globicéphales, également connus sous le nom de « dauphins pilotes », et une baleine à bosse. Des responsables du parc se sont ensuite rendus mardi sur la plage, où ils ont vu que huit cétacés étaient encore en vie, bien que dans un état critique. Quand ils y sont retournés mercredi, tous étaient morts. Les autorités pensent que la baleine à bosse s’est échouée bien avant les « dauphins pilotes ». Gail Wright, de l’administration des parcs du Victoria, a indiqué que des prélèvements étaient en cours pour espérer y voir plus clair sur les raisons de cet échouement. « C’est un des grands mystères, on ne sait pas ce qui les provoque », a-t-elle déclaré, en indiquant qu’il s’agissait probablement, en termes de nombres, de l’échouement le plus important dans cette partie de l’Australie depuis les années 1980. Samedi, 145 « dauphins-pilotes » avaient été découverts par un randonneur sur une plage de l’Île Stewart, dans le sud de la Nouvelle-Zélande. La moitié des animaux, qui étaient encore vivants, avaient dû être euthanasiés, l’éloignement du lieu de leur découverte rendant impossible toute opération de remise à flot des cétacés. Les causes précises des échouements sont inconnues. Ils peuvent être dus à des maladies, à des erreurs de navigation, à la marée descendante, à une météo défavorable ou au fait d’être poursuivi par un prédateur.

En France, chaque année près d’un millier de carcasses de dauphins viennent s’échouer sur les côtes. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg… puisque la plupart des dépouilles coulent simplement au fond de l’océan. Parmi les carcasses échouées, 90% portent des traces de capture par des engins de pêche. La cause est bien identifiée : de nombreux dauphins sont capturés lors de la pêche au bar, notamment par des chalutiers pélagiques, autorisés à pêcher de décembre à janvier. Les dauphins et les bars se nourrissant des mêmes poissons, ils se retrouvent concentrés au même endroit, et sont donc pêchés en même temps. Ces captures sont également le résultat de méthodes de pêche non sélectives (la pêche au chalut pélagique, mais aussi les pêches au filet maillant fixe par exemple). Pourtant, des méthodes de pêche sélectives existent, comme la pêche à la ligne (bar de ligne), qui devrait être la seule autorisée pendant cette période de reproduction du bar. Face à ce constat, France Nature Environnement demande la suspension immédiate de la pêche au bar pratiquée par des chalutiers pélagiques, censée démarrer le 1er décembre. L’objectif est double : protéger les dauphins des captures et assurer la pérennité du bar.