🆓 Leur charisme profite à certaines espèces invasives (1 mn 30)

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Une nouvelle étude attire l’attention sur la perception humaine de certaines espèces invasives, dont le charisme rend la progression plus aisée.

Le chercheur Franck Courchamp, du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), poursuit sa saga sur les espèces charismatiques. Après avoir démontré, en 2018, que ces dernières – aux rangs desquelles peuvent se ranger les lions ou encore les girafes – n’étaient pas aussi bien protégées que leur popularité nous le laissait croire, il co-signe une nouvelle étude montrant comment le charisme d’une espèce invasive joue un rôle dans sa progression.

Le but de l’étude était d’examiner comment le charisme affecte les processus associés aux invasions biologiques et à la gestion des espèces exotiques envahissantes (EEE), y compris l’introduction et la propagation des espèces, la représentation des médias, la perception du public de la gestion de ces espèces, l’attention portée à la recherche et la participation active du public à la recherche et à la gestion.

« La popularité d’une espèce, la perception de la société et des médias à son égard conditionnent son introduction dans un nouvel environnement et le bouleversement qu’elle suscite, explique le CNRS dans un communiqué. En Italie par exemple, l’arrivée du populaire écureuil gris d’Amérique du Nord menace l’écureuil roux indigène. »

Les chercheurs invitent ainsi les gestionnaires de nature à prendre en compte cette perception des espèces invasives pour mieux freiner leur progression. En effet, elle sont « la seconde cause de la perte de biodiversité, rappelle le CNRS. Transférées dans de nouveaux milieux par les activités humaines, elles deviennent des compétiteurs ou des prédateurs des espèces locales, qui n’ont pas toujours de quoi leur faire face. »

L’étude