De la résilience des tourbières au réchauffement climatique (1 mn)

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Si elles ne sont pas perturbées, les tourbières pourraient résister aux futurs changements climatiques et conserver leur fonction de puissants puits de carbone.

Les tourbières sont de remarquables puits de carbone: si elles ne représentent que 3% de la surface terrestre, elles captent un tiers du dioxyde de carbone piégé dans les sols. Les tourbières arctiques et sub-boréales stockent par exemple près de 455 Gt de carbone. Deux chercheurs français du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) au Laboratoire d’écologie fonctionnelle et environnement ont cherché à savoir si leur potentiel de stockage souffrirait en cas de hausse continue des températures globales. Ils ont ainsi étudié l’assimilation de carbone par les deux principales variétés de mousse qui composent la tourbière du Forbonnet, à Frasne, dans le Jura. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

En cas de fortes chaleurs et de sécheresse, leurs réactions étaient contrastées : « Sphagnum medium résiste à la sécheresse alors que la photosynthèse de Sphagnum fallax est affectée ; à l’inverse, par temps très chaud mais humide, Sphagnum fallax augmente sa photosynthèse, et donc l’assimilation de carbone, tandis de Sphagnum medium est affectée« , décrit le CNRS dans un communiqué. Des mécanismes de compensation entre les deux sphaignes permettent donc de stabiliser l’effet puits de carbone, et dans les deux cas, la tourbière subsiste donc aux changements climatiques. « Faire de la conservation des tourbières une priorité aiderait donc à limiter les effets des changements climatiques dans le futur. »

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