Nouveau recul sur les néonicotinoïdes (1 min)

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Un arrêté en consultation propose que les agriculteurs puissent utiliser de l’acétamipride pour protéger les cultures de figuiers, de navets et de noisettes jusqu’en juillet 2020.

Depuis le 1er septembre 2018, cinq substances néonicotinoïdes, reconnues néfastes pour les abeilles, sont interdites d’utilisation en France : l’acétamipride, la clotianidine, l’imidaclopride, le thiaclopride et le thiamétoxame. Une question demeurait en suspens : celle des dérogations à accorder aux agriculteurs sans solutions pour protéger leurs cultures contre certains ravageurs. En se basant sur les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), le ministère de l’agriculture a soumis à consultation publique, jusqu’au 11 avril, un projet d’arrêté prévoyant des dérogations à l’interdiction de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques à base d’acétamipride, pour seulement trois cultures « pour lesquelles il apparaît que le nombre d’alternatives chimiques et non chimiques est insuffisant » : le figuier, le navet et la noisette, hors période de floraison, et ce, jusqu’au 1er juillet 2020. Il s’agit pour les agriculteurs de pouvoir lutter respectivement contre les mouches du figuier, les pucerons du navet et le balanin de la noisette. Selon le ministère, ces trois usages représenteraient seulement 0,4 % des volumes de néonicotinoïdes utilisés en 2017. Le projet d’arrêté ne prévoit aucune dérogation pour les quatre autres substances néonicotinoïdes interdites.

L’arrêté en consultation