Fusion AFB-ONCFS : suppression de postes en vue ? (1 mn 30)

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« Le président a décidé de créer un nouvel établissement public en fusionnant l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et l’Agence française de la biodiversité, ce qui permettra de regrouper les forces disponibles pour un meilleur contrôle ». Suite à cette annonce du secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu, les syndicats des personnels de l’environnement font part de leur inquiétude.

Longtemps refusée, puis réclamée, par les chasseurs, la fusion des deux établissements publics répond à un souhait des associations de protection de la nature et des personnels des deux structures. Mais le diable est dans les « détails », ce que n’ont pas manqué de relever les syndicats des agents du ministère de la transition écologique. Ainsi, le Syndicat national de l’environnement (SNE-FSU) éctil-il dans un communiqué que « annoncer dans cette première interview aux médias, « que dans chaque département, l’idée est d’arriver à un minimum de dix effectifs pour rendre exécutoire la police de l’eau, de la chasse, de l’environnement, lutter contre le braconnage et la chasse illégale », est inédit et les chasseurs ont peut-être accepté cette évolution alors qu’ils s’y étaient opposés ces quinze dernières années. Cependant, force est de constater qu’actuellement les effectifs moyens dans la plupart des départements sont autour de 5 agents AFB et 11 agents ONCFS. Il convient par ailleurs de ne pas oublier que la police rurale (au-delà de la police de l’environnement) est aujourd’hui assurée par les gardes champêtres dans les collectivités. Alors annoncer d’emblée dans une interview un minimum de 10 agents par département ressemble plus à un nouveau coup de rabot dans les effectifs qu’à une optimisation des services ! Anticipant sans doute les futures annonces gouvernementales autour de prochaines suppressions de postes ». Le syndicat affiche par ailleurs sa vigilance, voire sa méfiance, quant à la gouvernance du futur établissement public, et au poids que pourraient y prendre les organisations représentatives des chasseurs : « La gouvernance de ce nouvel opérateur devra, à l’instar de celle de l’AFB aujourd’hui, refléter réellement la diversité de la société et des acteurs de la biodiversité, à l’abri des lobbies et ne pas être noyautée par quelconque corporation, caste ou groupe d’influence ».