L’Etat donne le cap d’une transition écologique et solidaire pour la mer

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En déplacement au Havre lors des Assises de l’économie de la mer, Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire et Élisabeth Borne, ministre en charge des Transport, ont annoncé leurs grandes orientations en faveur de la mer.

Alors que les députés de la commission de la pêche au Parlement européen viennent de relancer la pêche au chalut électrique, une technique très controversée et interdite dans l’Union européenne depuis 1998, la France veut faire figure de bonne élève en respectant l’interdiction et en se fixant quatre priorités quant à la « transition écologique et solidaire pour la mer ». Afin de protéger et restaurer les milieux marins, l’Etat compte élaborer un plan d’actions pour lutter contre les pollutions humaines et passer de 22 à 32 % d’aires marines protégées d’ici à 2022, notamment dans les Terres australes françaises. 75 % des récifs coralliens du territoire français devraient également être protégés d’ici 2021, et 55 000 hectares de mangroves d’ici 2020. La deuxième orientation concerne le passage aux énergies marines renouvelables : la mise en place du « permis enveloppe » devrait permettre de simplifier et d’abaisser la durée des procédures à moins de 7 ans avant le premier mât, contre plus de 10 ans aujourd’hui. Par ailleurs, le développement des énergies renouvelables en mer, tels que l’éolien et l’hydrolien, sera accéléré via le lancement d’un appel d’offres par an pendant le quinquennat. La troisième priorité s’attache à l’accompagnement et au soutien des filières maritimes dans la transition écologique, notamment en accélérant la transition des navires vers la propulsion au gaz naturel liquéfié (GNL) via une réglementation plus adaptée et un plan de soutien pour réduire leurs émissions. En parallèle, la création d’une zone à basses émissions en Méditerranée sera portée au niveau international. Enfin, la transformation économique des grands ports constitue la quatrième orientation, en encourageant par exemple les investissements privés.

Point clé de cette réussite partagée, la mobilisation citoyenne sera une priorité pour Nicolas Hulot et Elisabeth Borne. Tous deux insistent sur l’importance de l’éducation et de la sensibilisation des jeunes aux enjeux marins. « Toutes les études s’accordent à considérer que les océans joueront un rôle de plus en plus fondamental pour nos économies, mais chacune mesure aussi leur fragilité. La réduction des impacts des activités maritimes sur les milieux qui les accueillent est une condition sine qua non de leur développement futur », a déclaré Nicolas Hulot lors de son discours de clôture.