Un réseau de trafic de faune sauvage démantelé à Dreux

Photo © Alex R Fotolia

1682
⏱ Lecture 2 mn.

Les gendarmes et les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont découvert un arsenal ultra-professionnel et remonté une filière parfaitement organisée.

Depuis de nombreux mois, une équipe d’une dizaine de personnes se livrait à des actes récurrents de braconnage diurnes et nocturnes dans le massif forestier de Dreux (Eure et Loir). Après de longues investigations, le service départemental de l’ONCFS d’Eure et Loir est parvenu à recueillir suffisamment d’éléments (tirs de nuit, dépouilles d’animaux braconnés, témoignages) pour suspecter des faits délictuels de braconnage en réunion.

Fort de ces éléments, le Procureur de la République a co-saisi la Gendarmerie Nationale et l’ONCFS, afin qu’une enquête complémentaire minutieuse soit diligentée. Les éléments recueillis ont confirmé qu’il s’agissait bien d’un important réseau de braconnage dont certains protagonistes étaient connus des services de Police notamment pour diverses condamnations (agressions, braconnage). Le réseau était bien organisé, certains des délinquants étaient chargés de tuer des animaux, un autre, boucher de profession, était chargé de découper la viande et enfin un restaurateur écoulait une partie de la viande braconnée. Neuf perquisitions ont été simultanément effectuées le 20 juin aux domiciles des différents suspects, avec pour objectif principal de trouver les preuves utiles à la manifestation de la vérité (venaison, trophées, armes …). Les gendarmes et inspecteurs de l’Environnement de l’ONCFS ont découvert un véritable arsenal. Au total, ont été saisis 23 armes longues (fusils et carabines de petits et gros calibres, certains avec modérateur de son) dont 3 étaient issus de cambriolages,

1 arme de poing (revolver), plus de 2000 munitions de différents calibres, plus de 120 kg de viande de grands gibiers (cerfs, chevreuils, sanglier), des projecteurs portatifs, des cagoules, des jumelles et divers appareils de visée, des pièges photos automatiques, etc. Tous les délinquants ont été placés en garde à vue et le 22 juin 2017, cinq d’entre eux ont été déférés au tribunal de Chartres et ont été placés sous contrôle judiciaire strict. De nombreuses infractions ont été relevées à leur encontre (délit de droit commun, infractions sanitaires, délit de braconnage). Ils encourent pour les infractions de braconnage, une peine de 4 ans de prison et 60 000 euros d’amende.