🔻 14 États conviennent de gérer durablement 100 % de leurs océans

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En 2018, 14 nations se sont réunies pour discuter de la situation alarmante des océans du monde. 2 ans après, le groupe annonce un pacte ambitieux : gérer durablement 100 % de leurs océans.

Fin 2018, 14 pays se sont réunis pour discuter d’un plan de protection et maintien des océans. L’accord, négocié par vidéoconférence, a fait naître l’espoir d’une nouvelle ère d’accord mondial sur le climat, où les questions scientifiques pourraient finalement l’emporter sur les considérations politiques. 14 dirigeants ont convenu de gérer durablement 100 % des océans sous leur juridiction nationale d’ici 2025 – une zone océanique de la taille de l’Afrique. En outre, ils se sont engagés à désigner 30 % des mers comme zones marines protégées d’ici 2030, conformément à la campagne des Nations unies intitulée « 30 by 30« .

Ces grands engagements, devraient contribuer à mettre fin à la surpêche et à la pêche illégale, à reconstituer les stocks de poissons en déclin, à stopper le flux de déchets plastiques dans les mers et à nettoyer les « zones mortes » créées par le ruissellement des déchets agricoles. Les 14 membres sont l’Australie, le Canada, le Chili, le Ghana, l’Indonésie, le Japon, le Kenya, le Mexique, la Namibie, la Norvège, le Portugal et les nations insulaires de Fidji, de la Jamaïque et de Palau.

Il n’était pas question d’inviter les pays tels que la France, la Russie, la Chine ou les États-Unis car « négocier avec cette catégorie de pays n’est pas si facile », explique à National Géographic Vidar Helgesen ancien ministre norvégien du climat et de l’environnement et instigateur du projet. « Nous avons décidé d’avoir un groupe où la haute politique ne serait pas un obstacle et où nous pourrions nous concentrer sur la tâche ».

Ensemble, les 14 pays représentent 40 % des côtes mondiales, 30 % des zones économiques exclusives en mer, 20 % des pêcheries mondiales et 20 % de la flotte mondiale. L’effort de ces nations a été soutenu par une équipe de 253 scientifiques qui ont mené de nouvelles recherches sur les océans. Les États considèrent que les mers devraient être exploitées pour faire partie de la solution mondiale et que pour cela, il faut adopter une approche globale et gérer durablement 100% des océans et non pas uniquement les zones protégées. Les solutions proposées impliquent une série de 74 actions, dont certaines sont déjà en cours. Les nouvelles technologies, par exemple, permettent au Ghana de suivre les navires de pêche étrangers qui se cachent au large de ses côtes et de lutter contre la pêche illégale.

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