L’horizon « grandeur nature » des Parcs nationaux (1 min 30)

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Les Parcs nationaux, instruments de la « conquête sociale » de la biodiversité, au cœur des politiques publiques et associés aux échéances internationales… Dans une plaquette explicative, les Parcs nationaux de France proposent leur vision de leur futur.

Le réseau des Parcs nationaux de France partage sa vision prospective et stratégique de ses actions à l’horizon 2030 à travers une nouvelle plaquette : « Pour une France grandeur nature ». Les Parcs nationaux y articulent leur réflexion autour de trois idées fortes, afin de « mettre la nature au cœur de nos concitoyens et de la France de 2030 ». La première veut faire de la biodiversité une « conquête sociale ». Il s’agit ici de requalifier le rapport de la société à la nature, à travers l’invention de formes telles que le « contrat de citoyenneté écologique » ou l’« Université populaire de biodiversité », dont les Parcs nationaux seraient partie prenante. La seconde idée est de les inscrire au cœur des politiques publiques, afin qu’ils participent concrètement au débat national sur la place des milieux et des espèces dans la France de demain. « Laboratoires des transformations en cours, ils sont un levier indispensable pour penser un nouveau projet global de société s’appuyant sur des solutions fondées sur la nature. » Enfin, profitant de l’occasion du Congrès mondial de la nature (UICN) à Marseille en 2020, « les parcs nationaux souhaitent s’associer aux grandes échéances internationales pour y apporter leur expertise au service de la planète. »

Autour de ces 3 grandes idées, la plaquette décline un ensemble de propositions sur « ce qui devrait perdurer », « ce qui devrait se transformer » et « ce qui pourrait émerger de nouveau ». Ainsi, les Parcs nationaux en appellent à la continuation de la politique de création d’espaces protégés (parmi lesquels le futur Parc national des forêts de Champagne et Bourgogne) et de la construction des « identités partagées avec l’ensemble des usagers de leurs territoires » en abolissant l’opposition urbain-rural, à l’image du Parc national des Calanques. Au rang des transformations, ils appellent de leurs vœux la construction de « modèles économiques rétribuant les services rendus à la société [par les territoires des parcs] » et « de partenariats financiers pour valoriser leurs ressources et prendre la place qui leur revient dans la fiscalité écologique. » La place du monde sauvage dans la France de demain devra également être interrogée : « les parcs nationaux veulent aider la France à redéfinir la place du monde sauvage dans son territoire, par un débat citoyen, puis des arbitrages et des équilibres justes, tant pour la nature que la société. » Enfin, les Parcs nationaux souhaitent voir émerger un nouveau rapport à la richesse sur le fondement d’une économie des biens communs et du partage ; un fonctionnement en réseau plutôt que territorial, et l’invention ou la re-définition de leurs métiers. « Demain, en lieu et place du « garde-moniteur », le ‘guide en émerveillement’? Et plutôt que le « chargé de mission », le ‘référent réseau’ ? »

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