Sables coquilliers : la volte-face de Macron (1 mn)

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Finalement, c’est non. En visite la semaine dernière au Cap Fréhel et à Saint-Brieuc, le président de la République a annoncé la fin du projet d’extraction de sables coquilliers en baie de Lannion, projet qu’il avait ardemment soutenu comme ministre de l’économie.

« Les conditions d’exploitations ne sont pas satisfaisantes. Nous avons demandé au groupe Roullier de faire des propositions pour qu’on puisse combiner les intérêts légitimes du groupe et les préoccupations des associations. Des négociations vont être ouvertes. » Devant la presse, Emmanuel Macron a justifié l’arrêt de ce projet qui avait alimenté les controverses jusqu’au sein du gouvernement dont il était membre. La ministre de l’écologie Ségolène Royal avait indiqué son opposition au projet, à l’inverse du ministre de l’économie (Emmanuel Macron, donc) et du premier ministre Manuel Valls qui le soutenaient activement. La Compagnie armoricaine de navigation (groupe Roullier) souhaitait exploiter un gisement de 400 000 m3/an pendant 20 ans, prélevé à 6,7 km de Trébeurden et 9,4 km de Locquirec (Finistère). L’autorisation donnée par Emmanuel Macron portée sur 250 000 m3 et prévoyait un état initial environnemental précis, puis un suivi régulier. Sur place, l’opposition unanime des élus et des citoyens réunis qu sein de l’association Le Peuple des dunes ,’a pas faibli, en dépit des passages en force de l’exploitant.

Au cours de la même visite, le président de la République a également enterré un autre projet tout aussi polémique : celui de l’exploitation minière porté par la société australienne Variscan Mines : « Il n’y aura pas de projet dit de Variscan. Il faut être très clair pour donner une pleine visibilité aux élus. Nous sommes engagés pour qu’il n’y ait pas de projet poursuivi. » Ce permis de recherche portant sur plusieurs centaines de km2 devait conduire, en cas de résultats positifs, à l’exploitation de mines de zinc, de cuivre et de plomb sur 73 communes situées sur le Morbilhan et les Côtes d’Armor. Là encore, il s’agît d’un projet qui avait été soutenu par Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’économie.