La France compte 182 854 espèces en 2018 (1 min 30)

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La 12e version de la liste des espèces de l’outil TAXREF recense 182 854 espèces de faune, de flore, de fonge et de bactéries, terrestres et marines, en France.

Piloté par l’unité Patrimoine naturel (Muséum national d’Histoire naturelle/Agence Française de la Biodiversité/Centre National de la Recherche Scientifique), TAXREF est le référentiel taxonomique national pour la faune, la flore et la fonge (champignons, moisissures, levures) de France métropolitaine et d’outre-mer. TAXREF renouvelle notamment chaque année la liste nationale des espèces. La 12e version publiée en 2018 recense un total de 182 854 espèces : 100 409 en métropole et 88 358 en outre-mer. 5913 espèces sont communes à la métropole et à l’outre-mer ; « ce sont pour la plupart des espèces migratrices, comme les tortues marines, et des espèces introduites telle la Jacinthe d’eau, originaire d’Amérique du sud, précise le CNRS dans un communiqué. 19 424 espèces sont endémiques de France ; la France est donc seule responsable de leur conservation. » L’inventaire progresse rapidement, en particulier pour le groupe des insectes (+47 % en 5 ans) et pour les espèces ultramarines (+84% en 5 ans), à la faveur de découvertes sur le terrain et de l’étude de spécimens de collection. « C’est ainsi que, parmi les nouvelles entrées de cette année, deux nouveaux papillons du genre Agrotis en métropole et trois nouvelles orchidées de Guyane (genre Epidendrum) ont pu être « ré-identifiés » grâce aux méthodes modernes ; 70 nouveaux coléoptères staphylins de Nouvelle-Calédonie ont pu être retrouvés à partir d’une publication de 1971 ou encore une nouvelle espèce de cigale Rouxalna scabens découverte en expédition et décrite cette année ». TAXREF est aussi bien un outil technique, permettant à l’ensemble des utilisateurs d’utiliser le même « langage », que scientifique, en ce qu’il autorise les chercheurs à déterminer si une espèce est nouvelle pour la France. « Aujourd’hui, il existe encore des pans entiers de la biodiversité qui sont presque inconnus. Ainsi, chez les invertébrés, il reste un gros travail à réaliser pour certains groupes, dont certains sont liés à des enjeux importants en termes de biodiversité, comme par exemple les acariens dont on sait qu’ils jouent un rôle fonctionnel important au niveau de l’enrichissement des sols. »