« Biodiversité et économie » : une publication de l’AFB et de la CDC-Biodiversité

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L’agence française pour la biodiversité (AFB) et la Mission Economie de la biodiversité de la CDC-Biodiversité (Caisse des dépôts et consignations) publient un numéro spécial de Biodiv’2050 qui reprend les conclusions du colloque « Economie et Biodiversité »

Comment concilier les activités économiques et la biodiversité ? Comment développer de nouveaux modèles économiques fondés sur des solutions naturelles, contribuant à la préservation des écosystèmes dont nous dépendons ? Si les activités humaines et leurs impacts sont responsables de la crise que traverse la biodiversité, elles sont aussi porteuses de solutions. Parler aujourd’hui d’économie et de biodiversité, c’est parler innovation, connaissance, expérimentation, création d’emplois et de nouvelles activités. Autant de pistes de réflexion qui ont été abordées lors du Forum Biodiversité et Economie organisé par l’AFB en novembre 2016 et dont les réponses sont traitées dans ce numéro spécial de Biodiv’2050.

Selon L’Institut Inspire dans l’étude La biodiversité, une opportunité de développement économique et de création d’emplois, les secteurs économiques fortement dépendants de la biodiversité génèrent près de 1,5 millions d’emplois (soit 10% des emplois en France), et 275 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Longtemps envisagée comme une contrainte, la biodiversité est désormais une opportunité de développement et d’innovation dans tous les champs de l’activité économique (organisationnel, technologique, comptable, social, réglementaire, méthodologique) et à différentes échelles d’action (un territoire, un site, une entreprise, etc.). Aujourd’hui, pour les acteurs économiques l’enjeu n’est plus d’admettre que la biodiversité est stratégique, mais de passer à l’action pour intégrer la biodiversité dans leurs activités ou pour réduire leurs impacts.

Le forum a permis d’esquisser des pistes de réflexion pour répondre à cet enjeu fondamental de conciliation entre le développement économique et la préservation de la biodiversité. Les résultats des échanges mettent en avant qu’au-delà de la nécessité d’une prise en compte de la biodiversité directement par l’entreprise, le développement de nouveaux modèles économiques favorables à la biodiversité passe par l’adoption d’une approche plus large. Celle-ci doit mobiliser des leviers extérieurs au seul périmètre de l’entreprise, afin de créer des conditions favorables à leur déploiement. Cinq facteurs clés ont ainsi été identifiés : le développement de stratégies multi-acteurs à l’échelle des territoires, la structuration d’une filière biodiversité, le renforcement des liens avec le monde de la recherche, le développement de nouveaux rapports entre politiques publiques et entreprises privées, à travers notamment la mise en place de cadres nationaux, ainsi que, de manière transversale, l’adoption de démarches partenariales favorisant les dynamiques et la collaboration entre acteurs.

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