Barbara Pompili célèbre le 50ème anniversaire des parcs naturels régionaux

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En Haute vallée de Chevreuse, la ministre a donné le coup d’envoi de l’ « année d’anniversaire » des PNR

C’est le Général de Gaulle en personne qui a signé le 1er mars 1967 le décret de huit articles qui lançait l’aventure d’un « objet » institutionnel innovant : les parcs naturels régionaux. Leur histoire commence évidemment avant la promulgation de ce décret avec une grande réflexion lancée par la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action rurale (DATAR) autour de territoires ruraux aux patrimoines naturels et culturels exceptionnels. Comment les protéger alors qu’ils étaient déjà trop marqués par les activités humaines ? Il fallait inventer une nouvelle forme de préservation qui permette aussi de maintenir voire de développer les activités humaines. L’Etat va donc créer un nouveau cadre juridique en s’appuyant sur les collectivités locales et leurs élus. Et ça va marcher ! Aujourd’hui, la France compte 51 parcs naturels régionaux, 20 sont en gestation.

« Les parcs naturels régionaux, c’est tout à la fois une reconnaissance, une détermination à exercer une responsabilité et une ambition de saisir une opportunité, a déclaré Barbara Pompili. Une reconnaissance, en premier lieu : celle du caractère exceptionnel d’un site, tant dans sa dimension naturelle que dans sa dimension culturelle (…). La reconnaissance d’une responsabilité : la responsabilité d’entretenir, de protéger, de préserver aussi, ce patrimoine. De la même façon que la richesse de notre territoire est un élément constitutif de notre identité nationale, sa protection est une responsabilité nationale.  (…)

Les PNR en sont l’illustration la plus éclatante : protéger la nature, ce n’est pas la mettre sous cloche. Ce fantasme de la protection conçue comme un frein au développement ou à la modernité perdure, malheureusement, dans certains esprits : c’est le fameux « l’environnement, ça commence à bien faire ». C’est aussi parfois, il faut bien le dire, une occasion pour certains d’exploiter des peurs, de laisser croire que développement des territoires et protection des espaces ou des espèces seraient antinomiques. A ceux-là, je dis toujours : allez donc voir ce qui se passe dans les parcs naturels régionaux ».