L’Afrique du sud veut « améliorer » les animaux sauvages (1 mn)

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L’Afrique du Sud a pris la décision d’intégrer des animaux sauvages emblématiques – comme le rhinocéros – dans une liste d’espèces qui pourront être modifiés par l’élevage et la recherche génétique.

Dans le South African Journal of Science, des scientifiques ont critiqué une décision du gouvernement sud-africain d’inclure plus de 30 espèces sauvages – dont les rhinocéros, les lions et les guépards – sur une liste d’animaux pouvant être améliorés par l’élevage et la recherche génétique : selon eux, ce procédé pourrait causer des dommages considérables à leur diversité génétique. La décision de l’Afrique du Sud, annoncée en mai 2019 sans consultation publique préalable, est décrit par les auteurs comme un mécanisme juridique permettant de domestiquer les animaux sauvages. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

Les éleveurs de gibier, de plus en plus nombreux dans le pays, pourraient ainsi enregistrer des associations en droit de déterminer à quoi doit ressembler les animaux sauvages de la liste. Ils pourraient favoriser la sélection de caractéristiques commercialement souhaitables telles que des cornes plus longues ou une plus grande taille de corps, ce qui n’est normalement pas autorisé par la législation du pays. Les chercheurs affirment que cette sélection pourrait créer des goulets d’étranglement génétiques en favorisant quelques lignées d’étalons par rapport aux autres. Leur article note qu’il s’agit d’un phénomène courant lorsque des animaux sont domestiqués par la reproduction intensive moderne.

Cela pourrait également entraîner le développement d’espèces en deux populations, l’une domestiquée et l’autre sauvage, ajoutent-ils enfin. C’est la deuxième fois que des espèces sauvages sont incluses dans la liste. En 2016, le gouvernement sud-africain a inclus 12 espèces d’antilopes, dont des gnous et des impalas. L’élevage d’animaux sauvages pour la chasse, la viande et le tourisme est une industrie en pleine croissance en Afrique du Sud. En 2018, il occupait 18,7 millions d’hectares, soit 15,3 % de la superficie totale du pays.

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