Une nouveau projet pour lutter contre le trafic d’espèces en ligne (1 mn 30)

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Un nouveau projet financé par l’Union européenne (UE) vise à empêcher les criminels d’échanger en ligne illégalement des espèces sauvages dans ou via l’UE.

Un nouvel outil, financé par le Fonds pour la Sécurité Intérieure de la Direction Générale de la Migration et des Affaires Intérieures de la Commission européenne, va être créé pour enrayer le commerce illégal d’espèces sauvages au sein de l’UE. Ce projet, intitulé « Perturber et démanteler les réseaux cybercriminels en lien avec le commerce illégal d’espèces sauvages dans l’UE » vise plus spécifiquement le trafic en ligne, un marché sans frontière et ouvert en permanence. Ainsi un rapport de 2018 du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), avait identifié, sur six semaines, 3 312 annonces – défenses et bijoux en ivoire, produits en corne de rhinocéros, fourrure et peau de grands félins, oiseaux et reptiles vivants – réparties sur les sites de vente en ligne et les plateformes de médias sociaux en France et en Allemagne, proposant 8244 spécimens d’espèces menacées pour une valeur de près de 2 millions d’euros. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

Le projet visera aussi le trafic via les services postaux et de livraison de colis. Il durera deux ans et est mis en œuvre par une coalition réunissant le WWF, le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), INTERPOL, les douanes belges et l’ONG TRAFFIC. Afin de « détecter » et de « prévenir » le commerce illégal d’espèces sauvages, des douaniers seront formés, ainsi que des « policiers et autres agents chargés de l’application des lois dans l’Union européenne« , explique le WWF dans un communiqué. « Ce projet impliquera également des entreprises de livraison et du numérique, afin d’empêcher les trafiquants d’espèces sauvages d’exploiter leurs services. » Ainsi les comptes et les annonces de ceux offrant illégalement des espèces sauvages seront supprimés. Emilie Van der Henst, coordinatrice du projet pour les ONG WWF et Traffic, précise que « l‘augmentation du volume des livraisons de colis, liée à la croissance du e-commerce, représente un défi important pour ceux qui appliquent la réglementation de l’UE sur le commerce des espèces sauvages et qui bénéficieront du soutien fourni dans le cadre de ce projet« . Le projet ciblera d’abord la Belgique, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas, en identifiant des informations sur les tendances de ce commerce illégal et en développant des outils, qui seront ensuite diffusés à l’ensemble des États membres de l’UE. Dans le monde, le commerce illégal d’espèces génère entre 5 et 23 milliards de dollars par an. « Notre objectif est de faire obstacle aux activités des cybercriminels impliqués dans le commerce illégal d’espèces sauvages et d’en faire une forme de criminalité à haut risque et à faible profit« , résume Van der Henst.[/ihc-hide-content]