Un Brexit favorable aux animaux ?

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Alors qu’il se démène pour mener à bien les négociations sur le Brexit, le gouvernement britannique a tenu mardi à souligner un point: la sortie de l’UE doit aussi être un succès pour les animaux. Un projet de loi interdit notamment en Grande-Bretagne… la tauromachie et la production de foie gras.

« Nous sommes un pays qui aime les animaux, alors nous allons faire en sorte que le Brexit marche non seulement pour les citoyens, mais aussi pour les animaux que nous aimons et chérissons, a déclaré le ministre de l’Environnement Michael Gove. Le Royaume-Uni en dehors de l’Union européenne peut avoir des normes plus strictes en matière d’environnement et de bien-être animal », a ajouté M. Gove, l’un des principaux partisans de la sortie du Royaume-Uni de l’UE pendant la campagne du référendum du 23 juin 2016. Histoire de prendre les devants avant la sortie théorique du giron européen prévue en mars 2019, le gouvernement britannique a publié mardi un projet de loi reconnaissant le statut des animaux comme des êtres doués de sensibilité, et prévoyant de nouvelles peines de prison pour les crimes commis à leur encontre.

La question de ce statut avait été à l’origine d’une vive polémique le mois dernier, après que les députés britanniques eurent voté contre la transposition dans le droit national d’un texte européen reconnaissant les animaux comme des être sensibles. « Les animaux sont des êtres sensibles qui ressentent la douleur et la souffrance, c’est pourquoi nous inscrivons ce principe dans la loi, a insisté M. Gove, promettant un Brexit vert et protecteur du bien-être animal ».

Réagissant à la publication du projet de loi, la puissante Société royale de protection des animaux (RSPCA) a salué un texte « très courageux, bienvenu et plus fort » que la réglementation européenne, car susceptible de s’appliquer à certaines activités bénéficiant d’exemptions, comme la tauromachie et la production de foie gras. Pour l’ONG Humane Society International, il s’agit « d’un départ prometteur pour l’ambition de M. Gove d’améliorer la protection des animaux après la sortie de Brexit ».