Rapport : les crimes contre la faune sauvage convergent avec tous les autres trafics

Photo d'illustration ©capture d'écran du document Wildlife Justice commision

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Lors d’un évènement organisé avec l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), la Wildlife Justice Commision a partagé un rapport présentant comment l’analyse des renseignements peut servir à pointer les crimes contre la faune sauvage mêlés aux autres formes de criminalité.

Une web-conférence organisée par la Wildlife Justice Commission (WJC), en partenariat avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC), a réuni un panel pour discuter des crimes contre la faune sauvage. Il a été l’occasion de rappeler que ces crimes sont mêlés à d’autres crimes organisés tels que le trafic de drogue, d’humains ou d’armes. Lors de ce webinaire, la WJC a présenté un rapport illustrant comment l’analyse des renseignements peut conduire à une meilleure compréhension de cette convergence des crimes.

Réalisé en marge de la dixième session de la Conférence des parties (COP) à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, ce webinaire a permis d’examiner la nature transversale de la criminalité des espèces sauvages. Sarah Stoner, directrice du renseignement à la Commission de la justice pour la faune sauvage, a présenté un nouveau document d’information publié par l’organisation. Elle souligne que « la nature transversale de la criminalité liée aux espèces sauvages identifiée par l’analyse du renseignement peut présenter des possibilités d’infiltrer des réseaux qui peuvent être engagés dans de multiples formes de criminalité organisée ».

Le rapport présenté prouve l’existence de réseaux criminels faisant du commerce de faune et flore sauvages aux côtés d’autres produits illicites, notamment les drogues et le trafic d’humains. En 2016, des recherches menées par Interpol ont montré que 84% des pays ayant répondu ont fait état d’une convergence entre la criminalité environnementale et d’autres types de criminalité graves. À travers cette présentation, la Wildlife Justice Commission tente d’expliquer comment l’analyse des renseignements ajoute de la valeur pour gérer les menaces des crimes organisés. L’organisation gère la menace de la criminalité organisée par un processus d’évaluation des risques qu’elle applique pour mesurer et classer les moyens et motivations criminelles de chaque sujet en fonction de plusieurs critères. Cette évaluation contribue à déterminer le niveau auquel les sujets opèrent pour s’assurer que les ressources sont allouées proportionnellement en réponse à la menace identifiée. Avec cette méthodologie, la Wildlife Justice Commission va également pouvoir comprendre l’impact que l’absence d’un ou deux maillons de la chaîne aura sur les opérations du réseau.

La collecte d’informations est le premier stade du renseignement. Cependant, il est important d’insister sur l’analyse afin d’extraire un sens aux informations récoltées. L’analyse est l’étape clé de la synthèse selon la WJC. Toutefois, cette étape est trop souvent mise de côté dans la lutte contre la criminalité organisée des espèces sauvages. La valeur du renseignement diminue lorsqu’elle n’est ni exploitée, ni partagée. C’est pourquoi le partage et la diffusion des données sont primordiaux.

Lire le document présenté par la Wildlife Justice Commision