Par Jean-Philippe Grillet – Pour Noël, de nombreux vacanciers ont décidé de rejoindre les montagnes enneigées. Neige et ski, au pays des jeux olympiques de 2030, évidemment. Bien que beaucoup d’entre eux regrettent qu’une manifestation si chère, si peu crédible, vienne dégrader ces montagnes…
D’autres ont choisi la mer. Dont ils ignorent tout ou presque. Sinon la mer toujours recommencée, pour les poètes ; le sable des longues plages, pour les enfants ; les horizons sans fin, pour tous. Et ces îles souvent proches et prometteuses.
C’est ainsi qu’à vingt minutes au large de Rochefort et de La Rochelle, Fanny Toison nous emporte vers un petit point sur la carte, une coquille d’huître, un conservatoire, une collection de souvenirs : d’une écriture simple, douce, prenante elle raconte L’île d’Aix. Que Jean-Louis Cognée illustre en noir et blanc, avec légèreté et précision. Une île d’à peine plus de deux cents habitants, un linéaire côtier de sept kilomètres, un paysage sans pesticides et sans agriculture intensive, où l’on se promène à pied, à vélo, en calèche.
L’île d’Aix, c’est mon île, c’est la tienne, c’est notre île affirme-t-elle au terme d’un texte qui s’approprie l’île pour l’offrir à tous ceux qui la respecteront. En un livre dont le cahier unique est assemblé et cousu à la main et produit à Rochefort par une imprimerie typographique d’au moins cent quatre-vingts ans. Ce que mérite bien l’île d’Aix, cette île magique qui flotte à la surface de l’océan et de nos rêves.
Jean-Philippe Grillet
L’île d’Aix, texte Fanny Toison, dessins Jean-Louis Cognée, éditions Les petites allées, 2025, 32 pages, 12 €


