Protection de la biodiversité : les pays devraient mieux cibler les « espèces-parapluie » (1 mn)

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Une nouvelle étude montre que les pays pourraient mieux cibler les espèces-parapluie – qui, en étant protégées, assurent indirectement une protection pour d’autres espèces – dans leurs politiques de conservation.

Selon une étude récente, les gouvernements pourraient optimiser les dépenses pour la protection de la biodiversité s’ils examinaient attentivement les espèces qu’ils privilégient. Des scientifiques ont examiné les avantages de l’utilisation des « espèces-parapluie » – des espèces clés qui, en se chevauchant avec d’autres espèces, leur assurent une protection indirecte – pour orienter les politiques de conservation en Australie. Là-bas, et dans d’autres parties du monde, la taille de l’aire de répartition des animaux est utilisée pour cibler des espèces-parapluie, la théorie étant que la protection des espèces à grande aire de répartition protégera intrinsèquement les autres plantes et animaux présents dans ces régions. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

Les auteurs de l’étude ont constaté que les 73 espèces répertoriées par le gouvernement fédéral australien comme espèces-parapluie ne protègent que 6 % des plantes et des animaux menacés du pays. L’équipe s’est demandé si un processus de sélection plus nuancé – qui ne tiendrait pas compte uniquement de la taille des aires de répartition des espèces, mais aussi des menaces spécifiques auxquelles elles sont confrontées, des actions nécessaires pour faire face à ces menaces et de leur coût éventuel – ne permettrait pas de protéger un nombre plus élevé d’autres espèces. Ils ont commencé avec des cartes montrant la répartition et les menaces auxquelles sont confrontés les quelques 1 800 animaux terrestres menacés en Australie. Ils ont ensuite examiné les coûts des actions nécessaires pour faire face à ces menaces. Si l’aire de répartition et les menaces d’une espèce se chevauchaient avec celles d’autres espèces dont les mesures de gestion sont relativement « rentables », ils considéraient qu’elle pouvait être ajoutée à la liste des espèces-parapluie.

Cela signifie que des espèces comme le koala, l’autour rouge et l’oxalis pourraient prétendre à se voir inscrites sur la liste. En utilisant l’Australie comme étude de cas, l’équipe a constaté que leur liste révisée protégerait 46% des espèces menacées – une augmentation de sept fois par rapport à la liste actuelle – sans dépenser plus d’argent pour la conservation.

L’étude

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