36% des paysages forestiers intacts se trouvent sur les terres des peuples indigènes (1 mn)

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Une nouvelle étude révèle que plus d’un tiers des paysages forestiers intacts – des zones boisées d’au moins 500 km2 non fragmentés par l’homme – se trouve sur les territoires des peuples indigènes.

Une nouvelle étude a révèle que plus d’un tiers des forêts vierges qui subsistent dans le monde se trouvent sur des terres gérées ou appartenant à des peuples indigènes. L’étude, publiée le 6 janvier dans la revue Frontiers in Ecology and the Environment, s’appuie sur les travaux antérieurs de l’auteur principal John Fa et de ses collègues qui ont cartographié l’étendue des terres contrôlées par les populations indigènes dans le monde entier. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

Dans l’étude actuelle, les chercheurs ont comparé ces résultats avec des cartes satellites montrant l’emplacement des paysages forestiers intacts. Ces derniers comprennent des blocs de forêts et d’autres zones naturellement sans arbres qui font au moins 500 kilomètres carrés et ne présentent aucun signe détectable d’utilisation ou de fragmentation par l’homme. L’analyse de l’équipe a également révélé que les paysages forestiers intacts n’ont pas disparu aussi rapidement des terres indigènes qu’ailleurs au cours des deux dernières décennies. Et les terres gérées par des autochtones possédaient davantage de forêts de haute qualité – c’est-à-dire une proportion plus élevée de paysages forestiers intacts par rapport à la superficie forestière totale – que les terres non autochtones dans 36 des 50 pays étudiés.

D’après les scientifiques, les terres habitées par des autochtones ont une densité de population plus faible et sont souvent plus éloignées, ce qui rend l’accès difficile pour un développement ultérieur. Dans certains endroits, les groupes indigènes peuvent bloquer activement les incursions des industries extractives. Victoria Tauli-Corpuz, le rapporteur spécial des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, a déclaré que l’étude reflète la réalité qu’elle a vue sur le terrain, à savoir que les peuples autochtones jouent un rôle très important pour assurer la bonne santé de leurs écosystèmes. Mais pour cela, selon elle, les institutions internationales doivent préserver le droit de ces peuples à continuer à gérer et à contrôler ces zones.

L’étude

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