Loup : Stéphane Travert flingue… le plan d’action !

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Alors qu’une circulaire précise les conditions de mise en œuvre de protection des troupeaux, le ministre de l’agriculture invite les éleveurs à s’affranchir du Plan loup, qu’il a lui-même publié une semaine plus tôt !

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a affirmé lundi qu’ « au-delà du quota fixé pour l’abattage des loups, vous pouvez vous défendre » en cas d’attaque, plaidant également pour des décisions « décentralisées ».

« Je rappelle qu’avec le plan qu’on a mis en place, un éleveur qui est attaqué a la capacité de se défendre. Il fallait fixer un quota. Mais si vous êtes attaqué vous vous défendez, au-delà du quota vous pouvez vous défendre », a martelé M. Travert sur le plateau de l’Epreuve de vérité (Public Sénat/AFP/Radio Classique/Les Echos). Le plan loup 2018-2023, publié lundi dernier, prévoit un plafond (et non un quota !) d’abattage annuel fondé sur les recommandations scientifiques qui estiment qu’il ne faut pas abattre plus de 10 à 12% de l’effectif pour assurer la viabilité de l’espèce. En 2018, année de transition, le plafond initial est fixé à 40 loups, mais ce nombre sera « actualisé » une fois connus les chiffres de la population au printemps, et porté à 10% de la population. « Ce que nous souhaitons aussi, c’est décentraliser la décision. Pensez-vous que cela soit normal aujourd’hui que ce soit moi, dans mon bureau rue de Varenne, qui prenne la décision lorsqu’un agriculteur est attaqué dans l’Aveyron, les Hautes-Alpes ou les Alpes-de-Haute-Provence?, s’est interrogé M. Travert, qui souhaite faire en sorte que ce soit le préfet avec les agriculteurs qui prenne les bonnes décisions », notamment sur les tirs de prélèvement. M. Travert a également rappelé que ce plan loup était un « compromis » qui
serait réévalué dans six mois. « Dans six mois nous ferons un rapport sur l’exercice et nous verrons si nous devons modifier un certain nombre de choses », a-t-il souligné.

Parallèlement, une circulaire de la Direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises dresse la liste des mesures de protection susceptibles de bénéficier d’un financement public (gardiennage renforcé, chiens de protection, les investissements matériels, analyses de vulnérabilité, accompagnement technique) et leurs conditions de prise en charge.

Lire la circulaire