Recul du trait de côte : un rapport parlementaire propose des pistes (1 mn)

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Le rapport de mission du député Stéphane Buchou, à la tête du comité national de suivi pour la gestion intégrée du trait de côte, émet des recommandations pour aider les collectivités littorales à concrétiser leurs projets d’adaptation.

L’hiver arrive, la mer et l’océan se déchaînent, l’érosion des côtes va à nouveau faire parler d’elle. Une étude menée en Bretagne vient de faire la synthèse des observations réalisées par les scientifiques à ce sujet durant les 60 dernières années, et leurs conclusions sont sans appel: 35 % du linéaire étudié de 335 km est en situation d’érosion. Dans le même temps, Stéphane Buchou, député LREM de Vendée, a remis le 28 novembre à Élisabeth Borne son rapport de mission dans le cadre du comité national de suivi pour la gestion intégrée du trait de côte. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

Il liste quinze recommandations pour aider les collectivités littorales à concrétiser leurs projets d’adaptation, en prenant exemple sur des initiatives menées sur tout le territoire. Parmi les cas concrets cités figurent par exemple celui de Le Prêcheur (Martinique), une commune située entre les coulées de boues volcaniques et l’érosion côtière. Avec le concours des habitants, elle a amorcé sa recomposition spatiale en relocalisant une école et des habitations sur les hauteurs. De même à Saint-Anne, en Guadeloupe, qui va revoir son PLU en intégrant de l’habitat dans les hauteurs. La communauté d’agglomération du Pays basque, elle, va repenser son espace côtier : renaturation, suppression d’enrochements, réimplantation de campings, etc…

Mais cette dynamique littorale manque aujourd’hui d’une assise juridique et doit se voir traduite dans le code de l’urbanisme, aussi le rapport recommande-t-il enfin d’insérer dans ce dernier la définition de projets d’aménagement inédits – appelée « Litto 21 » – comportant une dimension de programmation, de droit des sols mais aussi financière et de stratégie foncière. Un projet « Litto 21 » devra avoir pour socles une inscription claire dans une perspective de recomposition spatiale, une prise en compte des enjeux environnementaux, et une concertation formalisée.

Le rapport

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