Ce n’est pas un raz-de marée, c’est une gerbe. Dans tous les sens du terme : c’est un bouquet, et c’est un hoquet.
Un bouquet, une floraison magnifique au cœur de l’été, ces milliers/millions de citoyen-ne-s qui resteront anonymes, levé-e-s contre l’obscurantisme mercantile des parlementaires qui ont voté en catimini la mortifère loi Duplomb.
Un hoquet, cette expression collective de la nausée que ressent le corps social face au piratage de la démocratie par la mafia nécro-agricole.
Quel mandat avaient-ils, les 316 député-e-s qui ont adopté sans débattre ce texte pirate qui ne figurait dans aucun de leurs programmes électoraux ? Celles et ceux qui avaient été élu-e-s par un Front républicain pour faire barrage au RN se sont irrémédiablement déshonoré-e-s en mêlant leurs voix à celles de l’extrême-droite.
Ils nous serinent, ces escrocs, que la loi Duplomp serait indispensable pour préserver « la souveraineté alimentaire » de la France. Qui peut encore gober leurs mensonges génétiquement modifiés ? L’acétamipride, dont la loi réautorise l’utilisation, est utilisé dans deux cultures : la betterave et la noisette. Serions-nous en peine de souveraineté betteravière ? Au vrai, il s’agît d’alimenter l’industrie sucrière (avec les ravages sanitaires qu’elle provoque) et l’industrie de la confiserie.
La FNSEA avait cru réussir le casse législatif du siècle en faisant adopter cette loi portée par un sénateur qui fut, jusqu’à son élection, l’un de ses dirigeants. La pétition qui prospère à l’Assemblée nationale lui revient aujourd’hui en boomerang. Elle acte spectaculairement le divorce radical entre les partisans forcenés d’un système agro-industriel obsolète et la société qui le subit, avec son cortège de cancers, d’obésité, de malbouffe, de sols rendus stériles, d’inégalités sanitaires (aux riches le moins malsain, aux pauvres les calories les plus empoisonnées), de néo-colonialisme, de massacres des populations d’oiseaux et d’insectes pollinisateurs, d’accaparement des biens communs, à commencer par l’eau, de contributions massives aux émissions de gaz à effet de serre.
C’est clair aujourd’hui : ce système nécro-agricole qui mène à la baguette ses larbins parlementaires, les citoyennes et les citoyens n’en veulent plus. Quel que soit le sort de cette funeste loi Duplomb, la FNSEA et ses obligés la traineront longtemps, longtemps, comme un boulet.
PS 1 – Si vous étiez sur la planète Mars ces quinze derniers jours, il n’est pas trop tard pour vous joindre à ce formidable mouvement citoyen. Les 2 millions de signatures sont en vue ! Ça se passe ici.
PS 2 – Et avant de refermer le stylo, profitez-en donc, si ce n’est déjà fait, pour signer la pétition contre le démantèlement annoncé du Conservatoire du littoral. C’est un sujet aussi grave que la loi Duplomb ! Ça se passe ici.

