La nouvelle s’affichait hier mardi à la une d’un grand quotidien national : désormais, tous les projets d’infrastructures seront « positifs pour la nature », promet le gouvernement, qui s’est engagé à laisser l’environnement dans « un meilleur état que celui dans lequel nous l’avons trouvé », en réponse à une étude historique sur l’importance économique de la nature.
Les grands projets d’infrastructures de transport et d’énergie devront apporter un gain net pour la biodiversité, et le gouvernement a déclaré qu’il veillerait à ce que toutes les nouvelles dépenses d’aide bilatérale ne nuisent pas au monde naturel, dans le cadre d’un effort visant à garantir un avenir « positif pour la nature ». Le ministre de l’environnement a en outre déclaré : « nous avons besoin de politiques qui protégeront et amélioreront l’offre de nos actifs naturels. C’est ce qui est au cœur du plan environnemental de 25 ans du gouvernement et de nos nouvelles mesures visant à intégrer davantage le gain net de biodiversité dans le système de planification des grandes infrastructures, par le biais de notre projet de loi historique sur l’environnement. C’est également ce qui sous-tend notre approche de la future politique agricole et d’autres initiatives telles que les 3 milliards pour les solutions au changement climatique qui restaurent la nature au niveau mondial et notre nouvelle loi sur la diligence raisonnable pour nettoyer nos chaînes d’approvisionnement et aider à lutter contre la déforestation illégale. »
L’information vous avait échappé ? Comme c’est bête… Mais vous avez une excuse : le quotidien national n’est ni Le Monde, ni Le Figaro, mais The Guardian. Les 3 milliards ne sont pas en euros, mais en livres sterling. Le ministre ne s’appelle pas Barbara Pompili, mais George Eustice. Le gouvernement est celui de sa Très gracieuse Majesté, pas celui de la République. What did you expect ?

