Sept nouveaux grands tétras ont été réintroduits dans les Vosges durant la deuxième campagne de ce projet, a annoncé lundi le Parc naturel régional (PNR) des Ballons des Vosges, un chiffre loin de la quarantaine d’individus que le porteur du projet espérait capturer en Norvège.
« Cinq coqs et deux poules » ont été relâchés dans le massif du Grand Ventron au terme de cette deuxième session de translocation, a annoncé le PNR dans un communiqué.
« Ils ont rejoint les deux oiseaux issus de la première translocation ainsi que les oiseaux autochtones estimés à moins de cinq individus », a affirmé le PNR.
L’an dernier, neuf oiseaux avaient été capturés en Norvège puis relâchés dans le massif vosgien. Sept d’entre eux sont morts en l’espace d’un an.
Le PNR avait annoncé en mars espérer en transférer entre 40 et 50 cette année, mais « les conditions météorologiques sur les sites de captures norvégiens sont à l’origine du faible nombre d’oiseaux transloqués », a-t-il déclaré.
« Suite à un hiver avec peu de neige et un printemps exceptionnellement doux, les périodes nuptiales, sur les places de chant identifiées en Norvège, ont donc eu lieu bien plus tôt que prévu », a regretté le Parc, observant que cela a « considérablement diminué le nombre d’oiseaux capturables ».
Quant aux sept nouveaux oiseaux réintroduits, « le transport et le relâcher se sont bien passés » et « les données GPS vont désormais permettre de (les) suivre avec précision ».
Le 6 mai, les équipes du PNR ont toutefois constaté la mort d’une poule, probablement de prédation, a toutefois précisé le Parc.
« Un bilan à deux ans est prévu pour adapter la suite du programme au regard des premières expériences », a annoncé le porteur du projet, qui réunira « prochainement », avec la préfecture, « les partenaires du projet pour décider des modalités de poursuite du programme ».
Une audience au tribunal administratif de Nancy est aussi attendue prochainement pour examiner au fond un recours de cinq associations environnementales sur cette expérimentation, qu’elles qualifient « d’échec ».
« Malgré des moyens financiers considérables, les effets constatés sont non seulement dérisoires, mais potentiellement nuisibles à l’espèce et à l’image des actions de protection de la biodiversité », ont-elles estimé dimanche dans un communiqué commun.
L’expérimentation permet la capture en Norvège d’un maximum de 50 oiseaux par an, et de 200 sur cinq ans.
Le coût annuel de l’opération est d’environ 230.000 euros.


