Administration Trump : derniers crimes écologiques avant fermeture

Photo d'illustration ©Monhov de Pixabay

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Le gouvernement de Donald Trump accélère la vente de sites de  forage dans le refuge national de faune de l’Arctique, zone protégée du nord-est de l’Alaska. Une permission accordée par le Congrès en 2017.

L’administration Trump a autorisé la vente de concessions pétrolières et gazières dans le refuge national de la faune de l’Arctique. Le gouvernement tente de développer les forages dans cette zone protégée avant l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche en janvier 2021. Fin 2017, le Congrès (à majorité républicaine) avait donné son feu vert pour vendre des concessions dans cet espace abritant entre autres des ours polaires, des loups et des oiseaux migratoires.

En août, le ministère avait approuvé un programme ouvrant la voie à des forages sur une zone côtière longeant l’océan Arctique sur un total de 6 500 km2. La première opération pourrait concerner jusqu’à 1 600 kilomètres carrés. « Recevoir les commentaires de l’industrie sur les parcelles à mettre à disposition est essentiel pour mener à bien » la vente de concessions, a commenté le responsable du ministère de l’Intérieur pour l’Alaska, Chad Padgett, dans un communiqué.

Le Congrès avait donné jusqu’à décembre 2021 au gouvernement pour développer ces forages. L’arrivée du 46ème Président des États-Unis à la Maison Blanche, Joe Biden en janvier 2021, pousse Donald Trump à aller au bout du projet. En effet, Joe Biden a assuré qu’il prendrait des mesures pour garantir de façon permanente la protection du refuge dès son premier jour dans le Bureau ovale. Il a aussi prévu d’interdire les nouveaux permis de forage de pétrole et de gaz sur les terres appartenant à l’État ainsi qu’en pleine mer.

De nombreuses associations environnementales dénoncent ces projets de forages dans une zone protégée. Cela fait une trentaine d’années que les compagnies pétrolières et dirigeants de l’Alaska poussent pour exploiter les ressources de ce refuge national. Avec les prix de l’or noir à un faible niveau-aux alentours de 40 dollars le baril actuellement-et les polémiques environnementales, il n’est pas certain que ces lots attirent les grandes compagnies pétrolières. Plusieurs grandes banques américaines ont par ailleurs refusé de financer les forages pétroliers dans ce refuge d’Alaska, comme Goldman Sachs ou encore Wells Fargo.