Le WWF France lance le 18 octobre une initiative multi-acteurs visant à mobiliser le secteur du transport et de la logistique contre le commerce illégal des espèces sauvages.
La quatrième Conférence de Londres sur le commerce illégal de la faune sauvage s’est tenue les 11 et 12 octobre derniers. Le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) France y a lancé une initiative visant à engager le secteur français de la logistique et du transport dans la lutte contre le trafic des espèces sauvages menacées, qui rapporterait entre 7 et 23 milliards de dollars par an. En effet, l’association environnementale a rappelé que ce commerce illégal très lucratif utilisait les filières d’approvisionnement et les chaînes de transport et de logistique des acteurs économiques privés pour infiltrer des spécimens braconnés ou des produits qui en utilisent les parties. « Les trafiquants exploitent les voies et moyens légaux de transport de marchandises et de voyageurs, exposant ainsi les acteurs économiques à des risques multiples : sanitaires, sécuritaires, juridique, réputationnel et, par conséquent, économiques. », plaide le WWF France dans un communiqué. Afin que les entreprises françaises ne deviennent pas, « à leur insu, l’un des maillons de la chaîne du commerce illégal des espèces sauvages », l’ONG va travailler avec elles à une série de mesures qui répondront à ces objectifs :
- « Faciliter l’accroissement et la circulation des connaissances sur le commerce illégal des espèces sauvages et les risques qu’il représente pour le secteur ;
- Identifier les principales zones de vulnérabilité sur la chaîne de valeur des entreprises, et les moyens à mettre en œuvre pour les atténuer ;
- Échanger sur les bonnes pratiques, les freins et leviers à activer ;
- Produire collectivement des outils permettant de gérer et de réduire le risque, pour les entreprises, d’être involontairement impliquées dans un commerce illégal des espèces sauvages ;
- Mettre en œuvre au moins une action à l’échelle de chaque entreprise ;
- Valoriser les engagements des entreprises membres et inciter d’autres acteurs à s’engager ;
- Anticiper et influencer les évolutions réglementaires. »


