L’ONU a ouvert les négociations sur « la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité » de la haute mer.
La haute mer désigne le vaste espace maritime (deux-tiers des océans et environs la moitié de la planète) se situant au-delà de toutes les juridictions nationales et pour lequel il n’existe que très peu de règles de navigations, de gestion de pêche et de protection de l’écosystème marin. Consciente que la haute mer, riche en ressource diverses (des minéraux aux stocks de poissons), pourrait donc être l’objet d’exploitations non durables, l’assemblée générale de l’ONU, avec le soutien de plus de 140 pays, a voté le 24 décembre 2017 une résolution ouvrant les discussions pour préparer un traité international qui en protégera la biodiversité. Un tel traité avait été plébiscité par la High Seas Alliance, une coalition de 35 associations, dont la directrice Peggy Kalas s’est dite heureuse de constater que « nous avons de plus en plus conscience de l’importance de la haute mer pour l’ensemble de la vie sur Terre ».
Les négociations, menées par le Mexique et la Nouvelle-Zélande, commenceront en septembre 2018 et devraient durer jusqu’au premier semestre 2020. Elles porteront sur les outils de gestions de la haute mer, afin notamment de créer des aires marines protégées, sur les ressources génétiques marines ou encore sur les études d’impact environnemental, dans l’optique de contraindre tout opérateur à des évaluations, par exemple avant un forage.


