Une buse jugée trop agressive envers les humains, qui avait été capturée et placée dans un centre de soins, a été dérobée ce week-end en Belgique, vraisemblablement pour être remise en liberté, au grand dam de ses soigneurs.
La disparition de « la buse de Dinant », accusée d’avoir causé des remous dans cette ville wallonnne depuis plusieurs semaines, a valu lundi un communiqué du parquet de Namur.
Le centre de revalidation spécialisé dans la faune sauvage (Creaves), qui l’hébergeait à Namur, a été victime d’une effraction constatée dimanche matin. « La volière sécurisée a été dégradée », souligne le communiqué.
Le parquet ne précise pas quel service de police est chargé de l’enquête.
Tout est parti d’une succession de comportements agressifs jugés problématiques par les autorités de la ville de Dinant, car ils ont touché aussi des enfants.
Selon le bourgmestre, 23 personnes au total ont été attaquées par la buse en plusieurs endroits de la ville « en près d’un mois », au point qu’il a été décidé de la faire capturer par un fauconnier.
« Certaines personnes ont été griffées à sang. Il fallait faire un choix en matière de sécurité publique », a déclaré le bourgmestre, Richard Fournaux, cité par l’agence de presse Belga.
La capture a été effectuée jeudi à l’aide d’un piège renfermant des souris, sans blesser le rapace, et en s’étant au préalable assuré qu’il ne protégeait pas un nid dans les environs, selon l’élu.
Mais la mise en captivité n’a visiblement pas plu, et la buse a été emportée ce week-end, ce qui « compromet directement ses chances de survie », a déploré l’équipe du Creaves de Namur sur la page Facebook du centre.
« Il s’agit d’une atteinte directe à un animal sauvage en cours de prise en charge, dans un cadre professionnel », a-t-on dénoncé de même source.
« L’animal risque par ailleurs, s’il a été relâché, de présenter à nouveau des interactions avec le public, dans la mesure où il avait pris l’habitude de s’adresser à l’humain pour être nourri ».


