L’enquête sur l’incendie de l’OFB à Brest classée sans suite

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Le parquet a classé sans suite l’enquête sur l’incendie en 2023 des locaux de l’Office français de la biodiversité (OFB) à Brest, au lendemain d’une manifestation de pêcheurs, au motif que l’auteur n’avait pas pu être identifié, a-t-il indiqué vendredi.

« S’il est à peu près acquis que l’incendie est lié à la manifestation, l’enquête n’a pas permis d’identifier de façon précise le ou les auteurs de l’incendie », a déclaré à l’AFP le procureur de la République à Brest Camille Miansoni, confirmant une information du quotidien Le Télégramme.

Cible la veille de nombreux tirs de fusées et feux de détresse de pêcheurs en colère, le bâtiment de l’OFB avait été en grande partie détruit par un incendie déclenché dans les combles du bâtiment, le 31 mars 2023 au matin.

La toiture de cette ancienne capitainerie du port de Brest avait été complètement détruite par le feu et le bâtiment est inoccupé depuis cette date.

Des pêcheurs bretons avaient lancé des dizaines de feux et fusées de détresse vers le bâtiment, devant lequel un énorme brasier avait également été allumé, à l’occasion d’une manifestation nationale contre « les réglementations européennes inadaptées », notamment contre l’interdiction du chalut de fond dans les aires marines protégées.

Les policiers n’étaient pas intervenus pour empêcher la dégradation du bâtiment par les manifestants.

Des braises ou des cendres avaient vraisemblablement couvé pendant la nuit et, attisées par un vent violent, provoqué le départ de l’incendie dans les combles.

« Nous regrettons que les coupables ne soient pas poursuivis, même si on n’est pas surpris », a réagi Sylvain Michel, représentant du personnel CGT à l’OFB.

« Cet incendie avait servi de cas d’école pour des manifestants agricoles qui se sont déchaînés sur d’autres bâtiments de l’OFB dans les mois qui ont suivi », a-t-il rappelé.

Pendant la crise agricole l’hiver dernier, plusieurs antennes locales de l’OFB avaient vu leurs bâtiments dégradés ou bloqués par du lisier ou des feux de pneus.

« Des plaintes ont été déposées, j’espère qu’elles ne seront pas systématiquement classées sans suite », a déclaré le syndicaliste. « Il ne faut pas continuer à donner l’impression qu’on peut dégrader des locaux de service public en toute impunité. »