Par Jean-Philippe Grillet – Ibuki est une jeune japonaise née en 1853. Contre l’avis de son père, qui pourtant fut samouraï, elle rêve de le devenir aussi. Faute de parvenir à s’accorder avec lui quant à ce projet, elle quitte la maison et, à pied, rejoint Akira Sohô, à l’autre bout du Japon. Accueilli par celui-ci, qui fut maître samouraï, elle lui demande de lui enseigner la voie du sabre. Sohô lui explique qu’il a renoncé à cette voie et s’est engagé dans la voie du thé.
C’est ainsi qu’au gré du long cheminement que partagent Ibuki et Sohô, l’univers du thé prend peu à peu la place de celui des samouraïs. Sohô explique à Ibuki que le thé est avant tout un voyage. Son parfum est fort comme la vie ; il est doux comme l’amour ; il te transportera dans le royaume des immortels.Après La forêt aux violons, Cyril Gely nous offre encore un roman saisissant de force et de beauté, dont les phrases courtes et simples emportent le lecteur. Et dont la fin le saisira !
Jean-Philippe Grillet
Le dernier thé de maître Soho, Cyril Gely, Arléa éditions, 2024, 190 pages, 18 €


