🔻 Une étude montre que l’exploitation forestière met en péril la faune marine

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Des recherches menées par la Wildife Conservation Society (WCS) et l’université du Queensland (UQ) exposent la fragilité des récifs coralliens et des espèces de poissons au large de l’île Salomon. Cette vulnérabilité serait causée par l’exploitation forestière sur l’île.

Une étude conduite par la Wildlife Conservation Society (WCS) et l’université du Queensland (UQ) a quantifié les impacts de l’exploitation forestière actuelle sur l’état des récifs coralliens et sur la pêche en prenant comme étude de cas l’île de Kolombangara dans les îles Salomon.

Les chercheurs ont suivi l’érosion des sols et le ruissellement des sédiments depuis la terre afin d’identifier les zones où les récifs coralliens ont pu être affectés par la déforestation. Les résultats ont montré que les endroits ayant une longue histoire d’activité d’exploitation forestière étaient plus susceptibles d’avoir une faible couverture corallienne et ainsi une plus grande quantité d’algues vertes. La présence de ces dernières indique la dégradation des récifs.

Il a été noté que les zones où le ruissellement des sédiments est plus important ont moins de poissons. Cela a un impact direct sur la vie des communautés locales. Ces poissons sont en effet extrêmement importants selon les chercheurs pour que les populations autochtones, qui possèdent 87% des terres de l’île, subviennent à leurs besoins alimentaire. Les poissons de ces pâturages représentent plus d’un quart des prises locales et jusqu’à 40% de ce que les pêcheurs apportent sur les marchés.

Les auteurs ont constaté que les bassins d’exploitation forestière auraient aussi un impact négatif sur les récifs et les populations de poissons qui y vivent. Ces bassins sont utilisés pour charger et transporter du bois. Les va-et-vient transportent la terre et rend le sol limoneux, ce qui altère la croissance des coraux. Les îles Salomon voient leurs exportations de bois augmenter chaque année. Le commerce du bois y est mal réglementé, ce qui entraîne de graves conséquences pour l’écosystème et ainsi sur les populations autochtones dont l’alimentation dépend de le la santé des récifs coralliens et de la pêche.

Lire l’étude menée par la WCS et l’UQ