
La ministre de la Transition Écologique Barbara Pompili a fait plusieurs annonces sur le bien être des animaux captifs lors d’une conférence de presse. Les cirques itinérants et les delphinariums sont directement concernés par les nouvelles mesures.
Barbara Pompili a annoncé mardi 29 octobre la « fin progressive » de l’utilisation des animaux sauvages dans les cirques itinérants ainsi que celle des orques et dauphins dans les delphinariums français. « Nous allons avancer progressivement vers la fin des animaux issus d’espèces sauvages dans les cirques itinérants, en nous fondant sur l’incompatibilité des espèces concernées à vivre dans ces conditions itinérantes« . La ministre assure que le gouvernement va accompagner les professionnels du cirque dans ce changement. Les dresseurs notamment auront à leur disposition des « mécanismes de formation continue et de reconversion professionnelle pour les aider à se diriger vers d’autres métiers s’ils le souhaitent » déployés par le gouvernement, soutient Barbara Pompili.
Lors d’une conférence de presse sur le thème du bien-être de la faune sauvage en captivité, la ministre de la Transition écologique s’est également exprimée sur le cas des delphinariums. « Dès à présent, nous n’autoriserons plus l’ouverture de nouveaux delphinariums. Et pour les 3 delphinariums qui existent dans notre pays, nous cessons l’introduction de nouveaux animaux et la reproduction en captivité » a-t-elle expliqué. « Nous allons dès maintenant travailler avec leurs responsables pour mettre progressivement un terme à la détention à fins de spectacle des cétacés en France. Ce sera plus rapide pour les 4 orques qui restent en captivité en France que pour les dauphins, pour lesquels il nous faudra probablement 7 à 10 ans pour préparer la suite, et notamment identifier des solutions d’avenir pour les animaux restants« .
Mme Pompili a aussi mentionnée la fermeture des élevages à fourrure, comme ceux des visions d’Amérique, d’ici à 5 ans. Elle déclare qu’il est « temps que notre fascination ancestrale pour ces êtres sauvages ne se traduise plus par des situations où l’on favorise leur captivité par rapport à leur bien-être« . Elle a souligné que cette transformation serait progressive, « cette transition devra s’étaler sur plusieurs années, parce qu’elle va changer la vie de nombreuses personnes. Nous devons les respecter et les accompagner, et c’est ce que le Gouvernement s’engage à faire.«

