Plus c’est grand, plus c’est fragile (1 mn 30)

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Une étude montre que les populations de grands animaux ont besoin de plus de temps entre deux perturbations environnementales pour se rétablir complètement par rapport aux petits animaux.

Une équipe de scientifique de L’Institut fédéral suisse des sciences et technologies aquatiques (Eawag) et de l’Université de Zurich a montré dans une nouvelle étude que les animaux de grande taille souffrent beaucoup plus des perturbations environnementales que ceux de petite taille. Plus les perturbations sont fréquentes et plus cet effet est important, entraînant une modification de la répartition de la taille des individus au sein des communautés d’espèces. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

Les chercheurs ont d’abord développé un modèle mathématique pour estimer la biomasse des communautés quand elles sont soumises à des perturbations de fréquence et d’intensité différentes. Puis l’équipe a vérifié les résultats en laboratoire, en étudiant des communautés aquatiques composées de 13 espèces de protistes (organismes unicellulaires) et de bactéries d’eau douce, dont la taille variait de plusieurs ordres de grandeur. Ils ont soumis ces microcosmes à des perturbations de fréquence et d’intensité différentes, ce qui a accru la mortalité des communautés d’espèces de manière ponctuelle.

Les chercheurs ont ensuite contrôlé la biomasse totale des mini écosystèmes ainsi que la biomasse de chaque espèce. Les résultats en laboratoire ont validé les attendues du modèle mathématique, en montrant que des perturbations rares exerçaient une influence moindre sur les espèces que celles plus fréquentes ou d’intensité plus forte. De plus, les organismes de petite taille réussissent mieux à survivre aux perturbations que ceux de grande taille.

Cela peut s’expliquer du fait que les petits animaux se reproduisent beaucoup plus rapidement que les grands, réduisant ainsi le temps entre deux générations. Par conséquent, les populations de grands animaux ont besoin de plus de temps entre deux perturbations pour se rétablir complètement par rapport aux petits animaux.

L’étude

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