L’AFB mise sur l’intelligence artificielle (1 mn 30)

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L’Agence française pour la biodiversité fait partie des 6 lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA) pour expérimenter l’intelligence artificielle dans les services publics. Son projet « Mieux orienter les contrôles de la police de l’environnement grâce à l’intelligence artificielle » a été sélectionné parmi 52 dossiers. 

Le projet présenté par l’Agence française pour la biodiversité avec l’appui du Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM) et des services du ministère de la Transition écologique et solidaire vise à exploiter les techniques d’intelligence artificielle et les données de connaissance disponibles pour orienter et prioriser les plans de contrôle « eau et nature » de police de l’environnement. Avec plus de 20 000 contrôles de police de l’eau effectués chaque année et 270 000 km de cours d’eau, l’AFB est consciente que les moyens dont disposent l’Etat et ses opérateurs ne sont pas suffisants. Ces plans de contrôles sont établis suivant une procédure d’élaboration, nécessitant des croisements de données de différents services et établissements et d’observations précises, avec des validations à l’échelle nationale et locale. 

Le projet proposé par l’AFB vise à l’amélioration de la qualité des ciblages en vue de mieux territorialiser la stratégie de contrôle, en s’appuyant sur les données massives disponibles et la création d’algorithmes intelligents. Son objectif est de proposer un outil informatique d’aide à la décision pour appuyer l’élaboration et les orientations des plans de contrôles, en optimisant le déploiement des agents sur le terrain. Les scénarios produits permettront de prioriser les thématiques liées aux enjeux territoriaux et tiendront compte d’effets saisonniers au cours de l’année. L’équipe projet a retenu trois thématiques du plan de contrôle eau et nature : le contrôle des prélèvements en eau, les pollutions diffuses et la continuité écologique. Ce projet sera testé jusqu’à l’automne 2019 et devrait permettre dans un premier temps aux inspecteurs de l’environnement de mieux appréhender les priorités de gestion sur leur territoire, et de mieux identifier les zones méritant une attention particulière.