En bref

Photo © Shannon-Henriksen via unsplash

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Les infos que vous avez ratées pendant les fêtes…

Suite au succès de la pétition lancée par le mouvement « L’affaire du siècle » (presque 2 millions de signatures), en soutien à un recours contre l’État pour inaction climatique, le ministre de l’Environnement François de Rugy a estimé que « ce n’est pas à des juges de forcer le gouvernement à prendre une loi, ce n’est pas le sens de nos institutions ». Tout en estimant que sur le sujet du climat, « le pire ennemi, c’est l’inertie », il a affirmé que « ce n’est pas dans un tribunal qu’on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre ».

Depuis le 1er janvier 2019, la mise sur le marché et la vente de pesticides de synthèse aux non professionnels est interdite. Ainsi, le goudron de pin de Norvège, plusieurs répulsifs à taupes, les lentilles antilimaces, mais surtout le tristement célèbre Round-up vont disparaître des magasins. Seuls les produits de biocontrôle, ceux à faible risque et ceux dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique (la bouillie bordelaise, le Stop Net Limace, etc.), pourront être utilisés dans les jardins.

Un projet d’arrêté autorisant la chasse de trois espèces d’oies grises pendant le mois de février, est mis en consultation publique par le gouvernement, « prenant le prétexte de ‘dégâts’ aux cultures dans les pays nordiques » selon la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), qui appelle à une mobilisation générale contre la décision.

Un arrêté du 27 décembre 2018 encadre strictement la pollution lumineuse. Dorénavant, la restriction ne concerne plus que les enseignes, les publicités et les éclairages non-résidentiels, mais aussi les parkings et chantiers extérieurs et les jardins et parcs.

Un récent rapport de l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) affirme qu’il n’est plus temps d’essayer de sauver tous les palmiers du littoral méditerranéen français du charançon rouge, jugeant le combat « perdu d’avance ». « L’objectif réaliste le plus ambitieux serait de stabiliser la population de charançon rouge du palmier et de réduire son impact sur la mortalité des palmiers, tout en contrôlant aussi longtemps que possible son aire d’extension géographique », a analysé le rapport.

Un orang-outan albinos, le seul connu au monde, a retrouvé son milieu naturel, la jungle de bornéo, après avoir été sauvé de la captivité. La femelle, nommée Alba, avait été trouvée par la Fondation pour la survie des orangs-outans de Bornéo (BOSF) il y a plus d’un an, dans un village de la province indonésienne de Kalimantan. Elle ne pesait alors que 8 kg. Elle a été relâchée dans le Parc national de Bukit Baka Bukit Raya, après avoir été soignée en centre de réhabilitation.

La compagnie maritime P&O Ferries a été relaxée par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-mer. Elle était poursuivie par deux sociétés d’exportation de volailles, Gibovendée et Envol de Retz,  parce qu’elle refusait de transporter du gibier destiné à la chasse en Grande-Bretagne, Les sociétés ont été en outre condamnées verser 5.000 euros à la compagnie pour abus de constitution de partie civile et 10.000 euros au titre de l’article 800-2 du code de procédure pénale.

La population de balbuzard pêcheur, un rapace protégé, s’effondre dans la réserve naturelle nationale de Scandola en Corse, d’après une nouvelle étude franco-italienne. Elle affirme que les activités touristiques, dont le trafic des bateaux, dérangent les oiseaux en fin de période de reproduction, ce qui provoque une chute du succès reproducteur. Les mâles apportent moins de proies à la nichée tandis que les femelles restent plus longtemps en alarme loin du nid, ce qui induit du stress chez les poussins.

Le projet LIFE Natur’Adapt, doté de fonds européens, a été lancé. Prévu sur cinq ans, il vise à intégrer les enjeux climatiques dans la gestion des espaces naturels. Le Réseau des réserves naturelles de France souhaite accompagner 80% d’entre elles en apportant des outils méthodologiques expérimentés et testés sur des réserves naturelles pilotes.
La plaquette du projet

Un décret permet aux préfets de prendre des arrêtés de protection de biotope. Après avoir été mis en demeure par le Conseil d’Etat, en mai 2018, de dresser une liste des habitats naturels à protéger comme prévu par la loi Grenelle 2, le gouvernement a finalement publié un décret qui permettra aux préfets de prendre des arrêtés de protection des habitats naturels n’abritant pas d’espèces protégées, mais aussi de biotopes pour des milieux artificiels (carrières, etc.).