#Balancetapub : victoire de la LPO (1 mn)

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Saisi par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), le Jury de déontologie publicitaire condamne la campagne de prévention du harcèlement sexuel de la région Ile-de-France, qui assimilait loup, ours et requin à des prédateurs sexuels.

Pour inviter à dénoncer le harcèlement sexuel, la société Havas a réalisé, pour la région Ile-de-France, trois affiches mettant en scène des femmes isolées, dans un environnement naturel hostile, face à un requin, un loup et un ours. Il s’agissait pour l’annonceur de symboliser la peur du prédateur. Ces affiches ont été apposées dans les transports publics franciliens.

Choquée par l’utilisation de la métaphore de l’animal sauvage, prédateur de l’homme et qui serait préjudiciable à l’espèce humaine, la LPO a saisi le jury de déontologie publicitaire, qui a convoqué une audience le 13 avril. Sa décision, communiquée jeudi dernier, donne raison à la LPO et reprend ses arguments, considérant qu’aucune de ces espèces n’est un prédateur de l’homme, et que cette publicité donne une fausse image d’espèces protégées qui pâtissent déjà à tort d’une mauvaise réputation.

La LPO rappelle dans un communiqué que « l’ours est une espèce classée « en danger critique d’extinction » en France, et que « le loup est une espèce classée « vulnérable » dans la Liste rouge de l’UICN. De même, « toujours selon la Liste rouge, sur les 11 espèces de requins pour lesquelles les données sont suffisantes (sur les 50 présentes en France métropolitaine), 6 sont menacées, 2 sont « quasi-menacées », et seules 3 sont dans un état de conservation favorable.

Les promoteurs de la campagne disposent de 15 jours pour faire appel de cette décision.