Parc marin de la Martinique : enquête publique en cours

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Elle est ouverte jusqu’au 2 février.

L’enquête publique sur le projet de parc naturel marin en Martinique est ouverte du 2 janvier au 2 février 2017. La consultation se tient pendant un mois dans les 27 communes de Martinique concernées par le projet. Le projet privilégie un vaste parc naturel marin couvrant l’ensemble de la zone économique exclusive de Martinique, 47 340 km².

La création de ce parc porterait à neuf le nombre de parcs naturels marins et constituerait le troisième parc naturel marin dans les outremers après celui de Mayotte et des Glorieuses dans l’océan Indien. La mission d’étude qui a élaboré le projet soumis à enquête publique s’est appuyée sur un premier état des lieux réalisé en 2010 par l’Agence des aires marines protégées, qui a mis en évidence de nombreuses pressions sur le milieu naturel. Les écosystèmes marins de la Martinique, particulièrement les récifs coralliens, mais aussi les mangroves et les herbiers, sont soumis à de multiples pressions humaines et se dégradent. Certaines espèces de poissons et de crustacés sont contaminées par la chlordécone, un pesticide utilisé par le passé dans la culture de la banane.

Du coup, les produits de la pêche de plusieurs zones, particulièrement dans les fonds de baies et aux embouchures des rivières, sont interdites, totalement ou partiellement, à la consommation humaine et donc à la pêche. Les baies, dont la principale est celle de la capitale Fort-de-France, sont les réceptacles des pollutions terrestres, d’autant plus importantes que l’habitat urbain, résidentiel et touristique se développe rapidement.

Dans un contexte de forte démographie, l’épuration des eaux des rejets domestiques est le grand défi des années à venir. De nombreuses activités maritimes cohabitent sur le plan d’eau : un important trafic de passagers et de conteneurs, une petite pêche côtière mais également une économie touristique à fort potentiel. Les bateaux de plaisance nécessitent de vastes marinas. Elles occupent de larges zones de mouillages peu ou mal équipées pour la récupération des déchets et le carénage. Les activités de loisir sont très diversifiées et se développent rapidement : nautisme à voile et à moteur, sports de nature (kayak, kitesurf ou surf par exemple), plongée sous-marine, chasse sous-marine, mais aussi observation des mammifères marines ou promenades en mer.

Le projet soumis à enquête