Les associations vent debout contre le projet Oxylane (2 mn)

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Un collectif de citoyens et d’associations a adressé une lettre ouverte à l’enseigne Décathlon, pour lui demander de mettre un terme à son projet d’aménagement Oxylane, qu’il décrit comme un projet de « bétonisation des terres ».

Le collectif Oxygène, qui regroupe des citoyens individuels, des associations de protection de la nature et des associations agissant pour un aménagement du territoire plus respectueux de l’environnement, a adressé une lettre ouverte au Directeur Général de Décathlon France, pour demander l’abandon du projet Oxylane. Ce dernier se présente comme un « lotissement multi-activités » à dominante commerciale, organisé autour d’une grande surface Décathlon, sur 24 ha de terrain à Saint-Clément-de-Rivière, à la lisière de Montpellier, dans l’Hérault. Le collectif Oxygène combat le projet depuis 5 ans. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

Le collectif ancre sa lettre ouverte dans la pandémie actuelle de Covid-19: « Monsieur le Directeur général, le choc provoqué par la pandémie nous rappelle que cette croissance effrénée, l’artificialisation des sols, la destruction des terres agricoles, la perte de la biodiversité, conduisent la planète à sa perte. La rapidité de modification des espaces naturels ces 50 dernières années, par la bétonisation à outrance, est sans précédent dans l’histoire humaine. » « Non, le jour d’après ne peut pas ressembler au jour d’avant ! »

Le collectif reproche à Décathlon de vouloir implanter son projet sur l’espace des Fontanelles, où vivent des espèces protégées : « le tribunal Administratif de Montpellier le 8 février 2018 a rejeté partiellement votre projet pour non-respect de leur protection. » Il rappelle par ailleurs que parmi les 50 propositions de la convention citoyenne pour le climat transmises au Président de la République figure celle de « Stopper immédiatement les aménagements de nouvelles zones commerciales péri-urbaines très consommatrices d’espaces… ».

« S’il est légitime et nécessaire de vendre du matériel de sport, vous ne pouvez pas le faire à n’importe quel prix, affirme la lettre. Vous ne pouvez pas bétonner des terres indispensables à l’alimentation de proximité sur des espaces qui permettent à tous les vivants, humains ou non, de vivre et respirer librement. » Et le Collectif de rêver à un meilleur avenir pour l’espace des Fontanelles: « à la place des bâtiments, des parkings, des milliers de voitures, il vaudrait mieux y voir du blé, des oliviers, de la vigne ou des fruitiers, des fraises et des poireaux, et même quelques roses, pour la beauté du monde. »

La lettre ouverte

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