La fleur au fusil (1 min)

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Le ministère des armées va travailler avec le muséum national d’histoire naturelle pour protéger et valoriser la biodiversité présente sur son foncier.

Le ministère des Armées et le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) ont signé, vendredi 22 mars, une  convention-cadre de coopération afin d’établir une stratégie de préservation de la biodiversité sur les sites du ministère. De tels partenariats avaient déjà été entérinés avec des structures telles que l’Office nationale des forêts (ONF), la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF). « La coopération avec le MNHN vise à mettre en œuvre une méthodologie globale afin de caractériser de façon scientifique la biodiversité des sites militaires, définir une méthode d’acquisition des données et établir une stratégie pour préserver la biodiversité sur le long terme en évaluant l’efficacité des actions menées et en améliorant les plans de gestion », explique le ministère des Armées dans un communiqué. Cinq à sept sites pilotes seront retenus pour tester la méthodologie, à commencer par le Centre national des sports de la Défense, à Fontainebleau, en 2019, puis les actions seront mises en place sur l’ensemble du foncier du ministère. Ce dernier s’élève à 242 000 ha en métropole, dont 70% servent à l’entraînement des forces armées. « Ces terrains, préservés de l’urbanisation et de l’agriculture intensive, sont des sanctuaires de biodiversité.  Environ 200 000 hectares du domaine foncier des Armées sont classés à différents titres (parc régionaux, réserves naturelles, Nature 2000…). » D’ici 2022, le ministère contribuera à ce partenariat à hauteur de 300 000 euros.