Plan loup : plus de pouvoirs pour le préfet coordonnateur (1 min)

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Un décret en consultation publique va doter le préfet coordonnateur du Plan loup de compétences lui permettant de maîtriser les tirs de loups autorisés.

Depuis 2004, le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes coordonne et anime le pilotage du Plan loup du gouvernement. Il diffuse notamment des consignes techniques et effectuent des bilans avec les préfets de départements concernés par la présence du loup. Le renforcement de ses missions a été inscrit dans le nouveau plan national d’actions « 2018-2023 » et fait l’objet d’un projet de décret en consultation sur le site du ministère de la Transition écologique jusqu’au 1er août 2018. Le préfet coordonnateur pourra désormais sélectionner les territoires sur lesquels les tirs de prélèvement de loups, simples ou renforcés, peuvent être autorisés par les préfets ; tandis que sur certains territoires, à partir du 1er septembre et jusqu’au 31 décembre, il pourra suspendre les autorisations de ces prélèvements, ainsi que celles de tirs de défense, en tenant compte du plafond maximal de loups à abattre annuellement. Si ce dernier est atteint avant la fin de l’année civile, le préfet coordonnateur pourra l’augmenter dans la limite de 2% de l’effectif moyen de loups, uniquement pour des tirs de défense.

En cas de situation exceptionnelle, le préfet coordonnateur pourra outrepasser le plafond de prélèvement annuel en autorisant les tirs de défense simple toute l’année et sans limite. Il portera une attention particulière sur les fronts de colonisation du loup où les mesures de protection des troupeaux sont difficiles à mettre en place (Aveyron, Lozère, Tarn) et pourra décider que ces dernières ne sont plus une condition préalable aux tirs de loups. Enfin, le préfet coordonnateur se chargera d’affecter les moyens mobiles de l’Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS).

La consultation publique