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Les premiers résultats du comptage 2017 des oiseaux d’eau hivernants en France à la mi-janvier montrent que les canards, les oies et les foulques ont été beaucoup plus nombreux à hiverner en 2017

Fin décembre 2017, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) a publié les premiers chiffres du bilan des comptages de la mi-janvier 2017 sur les canards, les oies, la foulque et les limicoles. Le comptage des oiseaux d’eau hivernants de la mi-janvier est un recensement des espèces présentes sur un réseau de zones humides organisées en « sites Wetlands ». Ce comptage est organisé par Wetlands International, une organisation à but non lucratif œuvrant pour la conservation et la restauration des zones humides, et concerne cent quarante-trois pays répartis sur quatre continents via un réseau de plus de 150 000 bénévoles. Les comptages sont réalisés à la mi-janvier car à cette période la majorité des espèces d’oiseaux hivernant en France sont présentes sur leurs sites d’hivernage.

Le comptage de la mi-janvier 2017 a mis en évidence une hausse du nombre de canards, d’oies et de foulques hivernant en France : 1 176 631, comparé à 1 137 057 en 2016. Par rapport à 2016, un nombre plus important de canards colverts, de sarcelles d’hivers ou encore de tadornes de belons a été observé, tandis que les foulques macroules, les canards souchets et les fuligules morillons se sont faits plus rares. Le nombre de limicoles recensés a également été plus important qu’en 2016, mais comme le relève la LPO dans un communiqué, leurs effectifs « sont globalement fluctuants et dépassent certaines années le million d’oiseaux, comme par exemple en 2014 ou en 2011 ».

Le comptage relève trois zones humides regroupant les plus gros rassemblements de canards et de foulques : la Camargue, le Lac du Der et le cours du Rhin. Quant aux limicoles, « dix-sept sites ont hébergé à eux seuls 53,5% de l’effectif national comptabilisé de limicoles », dont les trois plus importants sont la Baie de l’Aiguillon-Pointe d’Arcay, le Bassin d’Arcachon et la Réserve Naturelle de Moëze.

Les données récoltées servent à produire des informations régulières sur les statuts, les tendances ainsi que sur la taille et la répartition des populations d’oiseaux d’eau. Les objectifs sont d’identifier des enjeux de conservation pour les oiseaux d’eau et de désigner les sites à protéger en priorité.