Touche pas à la grenouille rousse !

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Les Brigades mobiles d’intervention de l’ONCFS mènent des opérations de contre-braconnage en Rhône-Alpes.

En France métropolitaine, 8 espèces d’amphibiens sur 35 sont menacées de disparition. Parmi le panel de menaces qui pèsent sur ces espèces, le braconnage reste pour la Grenouille rousse, une pratique préjudiciable assez courante dans bon nombre de départements auvergnats, riches de nombreuses zones humides.

Face à cette pratique, des services départementaux de la Délégation régionale Auvergne-Rhône-Alpes de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) mettent en place depuis de nombreuses années des opérations de lutte contre ce type de braconnage, avec l’appui des Brigades Mobiles d’Interventions (BMI), pendant la période de frai, qui peut s’étaler de février à mai. C’est à ce moment que le ramassage des grenouilles est effectué.

La Grenouille rousse faisant l’objet d’une protection « partielle », toute forme de commercialisation ou mise en vente de cette espèce est interdite. En revanche, la capture demeure possible sous réserve du respect de la réglementation sur la pêche, qui s’applique aux grenouilles prélevées en eaux libres. Une autre espèce, la Grenouille agile, fait l’objet d’une protection intégrale. Cette dernière peut être confondue avec la Grenouille rousse, mais sa capture est interdite.

Cette année, une trentaine de dispositifs de surveillance ont été mis en place au cours des mois de mars et d’avril. La programmation des surveillances nécessite une bonne connaissance des sites, mais surtout une grande flexibilité de la part des agents, la fluctuation des périodes de frai étant étroitement liée aux conditions météorologiques. Quatre procédures à l’encontre de 5 contrevenants ont ainsi été établies au cours des opérations menées ce printemps, dont une de nuit. 21 infractions ont été relevées. Une d’entre elles concerne d’ailleurs deux contrevenants arrivés sur les lieux à l’aide de quads pour relever des nasses de jour. A cette occasion, les infractions de circulation à l’aide de véhicules à moteur dans les espaces naturels ont été relevées à leur encontre en plus des infractions relatives à la police de la pêche.

La présence, depuis de très nombreuses années, des services départementaux de l’ONCFS sur ces milieux sensibles permet de limiter ces pratiques illicites. Les interpellations de braconniers, les patrouilles de jour, les contacts avec les différents usagers, contribuent à la sensibilisation d’un large public.