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Suite à la découverte de nouveaux cas dans le sud-ouest, le ministère de l’agriculture a relevé le niveau d’alerte et impose des mesures de protection concernant la faune domestique et sauvage.

Suite à la découverte de plusieurs foyers d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 en Europe, en France dans des élevage et également dans la faune sauvage, le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt a décidé de relever l’ensemble du territoire en risque « élevé ». Ce choix a également été motivé par l’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe et la dynamique de propagation du virus.

Dans les élevages commerciaux, les mesures de biosécurité sont renforcées, avec un confinement des animaux, ou une mise sous filet. Des dérogations sont possibles pour des raisons de bien-être animal, de technique d’élevage, ou de contraintes liées à des cahiers des charges répondant à un signe officiel de qualité. Les parcours extérieurs doivent être réduits afin d’éviter que se trouvent à proximité des points d’eau naturel, des cours d’eau ou des mares. En revanche, les rassemblements de volailles vivantes, et en particulier les marchés, restent possibles possibles sous dérogation, si des dispositions sont mises en œuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d’eau et entre les volailles issues de différents élevages.

Pour les chasseurs, les mesures sont également très précises : les appelants pour la chasse au gibier d’eau ne peuvent être déplacés ni transportés afin d’éviter le risque de contamination des appelants et de propagation de l’infection ; pour les palmipèdes, la chasse est interdite, sans dérogation possible ; le lâcher de tout gibier à plumes est à éviter : aucune dérogation n’est possible pour les canards colvert, les lâchers de perdrix et de faisans peuvent être autorisés sous certaines conditions, tout comme l’utilisation des appelants.

Et pour les colombophiles, les lâchers de pigeons sont interdits !