8 octobre : Jour de la Nuit… et du gypaète

1601
⏱ Lecture 2 mn.

On éteint tout ! Ce samedi 8 octobre 2016 sera le Jour de la nuit, consacré pour la 8ème année à la prévention de la pollution lumineuse. Le même jour, une « prospection internationale » pour le gypaète se déroule dans tout l’arc alpin. Deux idées pour ce week-end automnal.

Depuis huit ans, le Jour de la Nuit est organisé afin de rappeler, le temps d’un soir, la présence excessive et les méfaits de la pollution lumineuse sur l’environnement nocturne et la santé. Cette manifestation annuelle et nationale a pour double objectif d’informer et de sensibiliser les citoyens et les élus sur les causes et les conséquences qu’engendre la pollution lumineuse. Le Jour de la Nuit prétend notamment alerter sur la nécessité d’entamer des réflexions d’adaptation de l’éclairage public afin de préserver l’environnement nocturne et réduire le gaspillage énergétique. De nombreuses animations sont ainsi organisées partout en France, permettant à tous de pouvoir renouer avec la nuit noire et de profiter de la beauté du ciel étoilé. Coordonné par Agir pour l’environnement, le Jour de la nuit rassemble 23 structures qui participent à son organisation. En 2015, le Jour de la Nuit a vu l’organisation de 502 événements à travers la France, portés par 356 collectivités territoriales et 146 structures et associations. La Mairie de Paris s’est elle aussi impliquée dans l’événement en permettant l’extinction symbolique de 300 sites et monuments emblématiques dans la capitale.

Ce même samedi, mais sans attendre la tombée de la nuit, une prospection Gypaète barbu d’ampleur internationale est organisée depuis le Mercantour jusqu’aux Alpes orientales autrichiennes. La méconnaissance profonde du Gypaète barbu et de son mode de vie, ainsi qu’un attachement excessif aux mythes et fables, ont conduit à sa disparition dans les Alpes au début du XXème siècle. Un vaste programme de réintroduction s’est mis en place depuis une vingtaine d’années sur tout l’arc alpin. L’année 1997 offre une grande récompense avec la première reproduction en nature. Aujourd’hui, 37 couples reproducteurs sont connus et la population est formée d’environ 220 individus dans les Alpes. Les objectifs de la prospection sont de contrôler la présence des couples connus et de localiser leur aire de reproduction, de repérer de nouveaux couples en installation, de compter le nombre d’individus minimum sur l’arc alpin, et de connaître la répartition par classe d’âge. C’est à l’automne que l’on peut observer les parades nuptiales qui se caractérisent par des jeux aériens de type vol synchrone, offrande, courbette… C’est à cette époque également que le site est choisi et que le nid est construit dans une cavité ou grotte, toujours dans une falaise. Les participants pourront ainsi observer des transports de branche ou de laine, que ce soit dans le bec ou les serres. Les accouplements interviennent environ 2 mois avant la ponte. Toute observation est intéressante à répertorier, il faudra prêter attention à la couleur de la tête, aux contrastes de couleur corps/ailes et à la présence de mues ou de marques, de bagues. Dans tous les cas, les photos, même de mauvaise qualité, sont intéressantes.

Tout sur le Jour de la nuit

Tout sur le gypaète